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Enquête sur les femmes autochtones: plus de 200 «appels à la justice»

Enquête sur les femmes autochtones: plus de 200 «appels à la justice»
Photo: La Presse canadienne/Adrian WyldLa commissaire en chef de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, Marion Buller, et le commissaire Brian Eyolfson préparent le rapport final, lundi matin.

GATINEAU, Qc — Le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées inclut plus de 200 «appels à la justice». Voici une sélection de certains des plus significatifs:

1. Créer un poste d’ombudsman national des droits des Autochtones et des droits de la personne;

2. Mettre en œuvre un plan d’action national pour assurer un accès équitable à l’emploi, au logement, à l’éducation, à la sécurité et aux soins de santé;

3. Mettre en place un financement particulier à long terme afin de créer, d’offrir et de promouvoir des programmes de prévention et des campagnes d’éducation et de sensibilisation visant les communautés et les familles autochtones et portant sur la prévention de la violence et sur la lutte contre la violence latérale;

4. Interdire la prise en charge d’enfants fondée sur la pauvreté et les préjugés culturels;

5. Offrir un financement et un soutien adéquats aux initiatives dirigées par les Autochtones et destinées à améliorer leur représentation dans les médias et la culture populaire;

6. Créer des services de santé et de bien-être communautaires destinés aux Autochtones, afin qu’ils soient accessibles et adaptés à la culture et qu’ils répondent aux besoins des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA* autochtones;

7. Établir un programme de revenu annuel garanti pour tous les Canadiens, qui tient compte des divers besoins, réalités et emplacements géographiques;

8. Fournir des options de transport sécuritaires, y compris des programmes de raccompagnement, en surveillant les secteurs de recrutement intense où les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA risquent davantage d’être ciblées;

9. Examiner le Code criminel et de le modifier de manière à «éliminer les définitions d’infractions qui minimisent la culpabilité des délinquants»;

10. Améliorer l’accès aux services offerts par les unités des crimes majeurs et la gestion des cas graves dans les communautés éloignées ou du Nord, et accélérer les temps d’intervention;

11. Financer la formation et l’éducation afin que les Autochtones puissent se démarquer dans les secteurs de l’éducation, des soins de santé, des médias, de la police, du droit et d’autres champs;

12. Tenir compte de la sécurité et de la protection des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQQIA autochtones dans la planification des projets d’extraction et d’exploitation des ressources;

13. Retirer la cote de «sécurité maximale» dans la classification des services correctionnels fédéraux, qui restreint l’accès aux programmes de rééducation et de réintégration;

14. Accroître la représentation autochtone au sein de tous les tribunaux canadiens, y compris à la Cour suprême du Canada;

15. Perfectionner ses connaissances et lire le rapport final. Écouter les vérités racontées et reconnaître le fardeau de la violation des droits de la personne et des droits des Autochtones, ainsi que ses répercussions actuelles sur les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones.

 

* Personnes bispirituelles, lesbiennes, gais, personnes bisexuelles, trangenres, queer, en questionnement et personnes intersexuées ou asexuelles

La Presse canadienne