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La CNESST ordonne le fermeture du Zoo de Saint-Édouard-de Maskinongé

La CNESST ordonne le fermeture du Zoo de Saint-Édouard-de Maskinongé
Photo: La Presse canadienne/Paul ChiassonDes officiers de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux devant le Zoo de Saint-Édouard

SAINT-ÉDOUARD-DE-MASKINONGÉ, Qc — La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ordonne la fermeture du Zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé, en Mauricie, étant donné que les nombreuses défaillances de ses installations mettent à risque la sécurité des gens qui s’occupent des animaux saisis depuis le 21 mai.

Capitales Médias rapporte qu’en vertu de cette décision, les animaux doivent être relocalisés dans les meilleurs délais.

Cette relocalisation avait débuté avant d’être suspendue le 24 mai à la suite du dépôt par le propriétaire du zoo, Normand Trahan, d’une requête visant l’annulation des mandats de perquisition qui lui ont été imposés. Les animaux avaient commencé à être emmenés par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) qui avait amorcé le retrait de zèbres, de singes, de chameaux, de kangourous, de lions, de tigres et d’ours, notamment.  

Cependant, une inspection du zoo a eu lieu samedi et la CNESST a conclu que les travailleurs ne pouvaient prodiguer les soins nécessaires aux animaux de façon sécuritaire. Cette inspection a été menée à la suite du dépôt d’une plainte de travailleurs de la SPCA de Montréal.

La CNESST estime également qu’il est impossible de rendre les lieux sécuritaires tant que les animaux sont présents.

Capitales Médias signale que des gens de la Humane Society International sont autorisés à demeurer au Zoo de Saint-Édouard-de-Maskinongé afin de prendre soin des animaux, le temps qu’ils soient relocalisés.

Normand Trahan, qui a été arrêté le 21 mai, a été accusé d’avoir causé à des animaux et des oiseaux des souffrances et des blessures, et d’avoir omis de leur fournir l’eau, la nourriture et les soins nécessaires. Les gestes auraient été commis entre mai 2016 et octobre 2018.

 

La Presse canadienne