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La mort d’une baleine noire est «accablante», selon un organisme

La mort d’une baleine noire est «accablante», selon un organisme
Photo: Michael Dwyer/La Presse canadienneUne baleine à proximité de la baie de Cape Cod.

FREDERICTON — La mort d’une baleine noire de l’Atlantique Nord dans le golfe Saint-Laurent est «accablante» et la perte d’un seul animal pourrait avoir des conséquences néfastes sur toute la population qui est en danger de disparition, a déploré la responsable d’un groupe de protection de la faune.

Tonya Wimmer, de la Marine Animal Response Society, s’est désolée de la découverte d’une carcasse de baleine, mardi, lors d’un vol de surveillance dans le golfe.

Cette nouvelle est «accablante» alors que des mesures importantes ont été mises en place pour protéger l’espèce, selon elle.

Les baleines noires ont des marques spécifiques, et Mme Wimmer a indiqué que les photos prises à partir de l’avion de surveillance permettaient aux experts d’identifier la baleine morte comme un mâle de neuf ans connu sous le nom de Wolverine.

Le ministère des Pêches et Océans travaille actuellement à obtenir des données satellites sur la baleine afin de la retrouver et de la récupérer.

Selon les informations disponibles actuellement, l’animal n’était pas mort depuis très longtemps, a affirmé Mme Wimmer.

«Ce n’est que lorsque la nécropsie aura été réalisée que nous pourrons savoir pourquoi il est mort», a-t-elle ajouté.

Ces dernières années, la plupart des décès de baleines noires ont été attribués à la collision avec des navires ou à l’enchevêtrement dans de l’équipement de pêche.

Des efforts importants ont été déployés pour limiter les équipements de pêche lorsque les baleines sont présentes et réduire la vitesse des navires de 20 mètres ou plus lors de leur passage dans l’ouest du golfe.

«Nous espérons que ce n’est pas (la cause du décès), parce que nous aimerions savoir que les choses mises en place ont fait la différence et que tout ce travail acharné porte ses fruits», a indiqué Mme Wimmer.

Aucune baleine morte n’avait été retrouvée en 2018, mais 12 avaient été découvertes l’année précédente. Des nécropsies sur sept de ces baleines ont permis de découvrir que quatre d’entre elles étaient mortes de traumatismes liés à des collisions avec des navires. Les deux autres étaient restées prises dans de l’équipement de pêche.

On estime qu’il reste moins de 420 baleines noires de l’Atlantique Nord.

Kevin Bissett, La Presse canadienne