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François Legault a échoué le test de premier ministre cette semaine, dit Arcand

François Legault a échoué le test de premier ministre cette semaine, dit Arcand
Photo: Jacques Boissinot/La Presse canadiennePierre Arcand

QUÉBEC — François Legault a échoué le test de premier ministre cette semaine et s’est éloigné de son modèle Bernard Landry, a déploré vendredi le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand.

M. Legault a justifié cette semaine près de 200 licenciements en 18 mois dans une entreprise montréalaise, Velan, qui transfère des activités en Asie: il a dit que «c’est même une bonne chose que certains emplois moins payants soient dans des usines à l’étranger», puis a dû ensuite présenter des excuses aux travailleurs.

Dans une entrevue avec La Presse canadienne vendredi, M. Arcand a affirmé que le chef caquiste manquait de sensibilité, non seulement envers tous les travailleurs, mais aussi envers Montréal en général.

«Il n’a pas eu une très bonne semaine et il ne s’est pas comporté comme un premier ministre. Il ne peut pas travailler uniquement pour 1 ou 3 pour cent des gens qui ont des emplois payants. (…) Il faut une vision sociale.»

Le chef caquiste a ainsi manqué une autre belle occasion de démontrer son nationalisme économique en aidant Velan, un «leader» international en robinetterie industrielle, a dénoncé le chef intérimaire libéral.

Ce faisant, M. Legault s’éloigne de Bernard Landry, qui est pourtant un de ses modèles, a poursuivi M. Arcand. L’ancien premier ministre péquiste est intervenu à plusieurs reprises dans l’économie et s’est battu pour sauver des emplois, notamment pour sauver l’usine d’assemblage de camions Paccar, a rappelé le chef libéral.

Or l’opposition accuse la CAQ de résignation, après l’annonce de la fermeture de l’usine de biscuits Dare, la vente d’un fleuron minier, Fordia, la vente du groupe immobilier Maurice, et maintenant la délocalisation de Velan.

«Ça commence à faire plusieurs, a condamné le chef du PLQ. Tout ce que M. Legault a fait cette semaine, c’est justifier son inaction.»

Le PLQ a fait valoir qu’il se bat depuis le début de mai pour Velan. Selon les libéraux, Investissement Québec ou le gouvernement aurait pu intervenir depuis longtemps pour aider l’entreprise avec des programmes visant à améliorer sa productivité, par exemple.

Patrice Bergeron, La Presse canadienne