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Le NPD veut plafonner le prix des forfaits cellulaires

Le NPD veut plafonner le prix des forfaits cellulaires
Photo: Justin Tang/La Presse canadienneJagmeet Singh

OTTAWA — Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, veut introduire un plafonnement des prix pour la téléphonie cellulaire afin que les Canadiens économisent sur leur facture chaque mois.

Un gouvernement du NPD imposerait un plafond sur les prix afin que le Canada ait des prix mensuels comparables à la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui équivaudrait à une économie de 10 $ par mois en moyenne.

M. Singh fait valoir que les téléphones cellulaires et l’accès à l’internet haute vitesse sont devenus des nécessités en 2019. Or, il s’agit d’une des factures les plus «frustrantes» chaque mois, surtout chez les jeunes, en raison des dépassements de données.

Il souhaite que les compagnies offrent des plans de données illimitées «abordables», comme cela se fait déjà ailleurs aux États-Unis ou en Australie, par exemple.

«Le statu quo ne peut pas continuer, a poursuivi M. Singh. C’est pourquoi nous prenons cet enjeu de front et nous disons (aux grandes compagnies): « Assez, c’est assez. Vous faites trop d’argent sur le dos des Canadiens ».»

Le NPD veut aussi adopter une Déclaration des droits des consommateurs des télécommunications pour mettre fin aux pratiques de vente «scandaleuses et malhonnêtes» des grandes entreprises comme Bell, Rogers et Telus.

Le parti vise aussi à faire venir de nouveaux acteurs afin d’accroître la concurrence et ainsi faire baisser les prix au Canada.

Avec toutes ces mesures, le NPD espère que les prix seront assez bas pour qu’un plafonnement ne soit plus nécessaire, a expliqué M. Singh.

Interpellée à ce sujet pendant la période des questions, la ministre fédérale de l’Emploi, du Développement de la main-d’oeuvre et du Travail, Patty Hajdu, a rappelé qu’il existe maintenant des forfaits à coût moindre et que les prix avaient baissé de façon substantielle dans certaines régions qui ont plus de concurrence.

En vertu d’un décret du gouvernement fédéral annoncé plus tôt cette année, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes doit tenir compte «de la concurrence, de l’abordabilité, des intérêts des consommateurs et de l’innovation» dans toutes ses prises de décisions.

La ministre Hajdu admet cependant qu’il reste encore du travail à faire pour s’assurer de fournir des services de télécommunications de bonne qualité et à un prix raisonnable au pays.

Catherine Lévesque, La Presse canadienne