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Ottawa maintiendra Phénix le temps de tester des systèmes de paye

Ottawa maintiendra Phénix le temps de tester des systèmes de paye
Photo: Ron Ward / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le gouvernement fédéral a choisi trois fournisseurs pour mener des tests dans les mois à venir afin de remplacer le système de paye Phénix défaillant.

La présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray, a annoncé mercredi que Ceridian, SAP et Workday concevraient et mettraient à l’essai des projets pilotes pour un système de ressources humaines et de rémunération. Selon des responsables, il est possible que plusieurs fournisseurs soient finalement choisis pour mettre au point des systèmes destinés à remplacer Phénix.

Il n’y avait pas eu de projet pilote dans le cas de Phénix, a souligné Mme Murray, qui annonçait mercredi les prochaines étapes pour résoudre les graves problèmes de rémunération des employés de l’État.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement collabore avec des fournisseurs de systèmes de paye afin de trouver lequel pourrait remplacer Phénix, qui a commis des erreurs pour plus de la moitié des quelque 300 000 employés fédéraux en déposant trop d’argent dans leur compte bancaire, en diminuant leurs versements et, dans certains cas, en ne les rémunérant pas du tout pendant de longues périodes.

Bien que le gouvernement ait progressivement réduit le nombre d’erreurs commises, le centre de paye gouvernemental accusait toujours un retard de 239 000 dossiers à la fin du mois dernier.

L’ancien gouvernement conservateur avait prévu que Phénix permettrait aux contribuables d’économiser 70 millions $ par an, mais on estime maintenant que le coût de sa stabilisation — et de la recherche d’un système de remplacement — a dépassé 1,1 milliard $.

Solliciter plusieurs fournisseurs potentiels pour tester leurs produits dans certains ministères est une meilleure approche, plutôt que d’engager un seul fournisseur pour toute la fonction publique, avait soutenu Mme Murray, mardi, à sa sortie d’une réunion du cabinet.

«De mon point de vue, c’est la bonne voie à suivre, car nous allons identifier les défis avant de mettre en service un nouveau système, a-t-elle expliqué. Et nous devrons peut-être mettre l’ancien système en parallèle avec les nouveaux tests.»

Le gouvernement évitera probablement d’annoncer une échéance ferme ou une projection complète des coûts pour son nouveau système de rémunération.

«Nous allons nous concentrer sur le projet en tant que priorité, a-t-elle indiqué. Mais les budgets et les échéanciers ne seront pas des éléments déterminants.»

La Presse canadienne