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Après Nancy Pelosi, Mark Zuckerberg est la cible d’une fausse vidéo

Après Nancy Pelosi, Mark Zuckerberg est la cible d’une fausse vidéo
Photo: APMark Zuckerberg

NEW YORK — Trois semaines après que Facebook eut refusé de retirer une vidéo trafiquée de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, Mark Zuckerberg goûte à sa propre médecine. Une fausse vidéo de lui, dans laquelle on l’entend se vanter de sa domination sur le monde, circule maintenant sur le web.

Cette dernière vague de fausses vidéos déferle alors que Facebook et d’autres réseaux sociaux tentent de mettre fin à la désinformation et aux «fausses nouvelles», tout en respectant la liberté d’expression.

La vidéo quelque peu grossière mettant en vedette le grand patron de Facebook circule sur le réseau Instagram depuis quelques jours. Elle combine des images de bulletins de nouvelles avec de fausses bandes audio. 

Une voix dit aux internautes «d’imaginer, une seule seconde, qu’un homme contrôle totalement les données de milliards de personnes, tous leurs secrets, leur vie et leur avenir».

On peut ensuite entendre une voix — qui ne ressemble pas beaucoup à celle de M. Zuckerberg — dire qu’il doit tout son succès à «Spectre», qui lui a démontré que «contrôler les données, c’est contrôler l’avenir». «Spectre» est l’organisation malveillante dans les films de James Bond.

La vidéo a été créée par les artistes Bill Posters et Daniel Howe à l’aide d’entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle. Elle avait été diffusée lors d’une exposition artistique au Royaume-Uni sur l’influence de la technologie. Elle apparaît maintenant sur Instagram et Vimeo.

M. Posters explique qu’ils ont choisi M. Zuckerberg, parce qu’il contrôle «les données privées et personnelles de 2 milliards de personnes».

Lorsque la vidéo de Nancy Pelosi a été publiée sur Facebook, le réseau social a affirmé qu’elle ne violait pas ses politiques. Mme Pelosi avait d’ailleurs critiqué Facebook pour avoir laissé la vidéo en ligne. M. Zuckerberg a tenté de la joindre pour lui expliquer la situation, mais la politicienne n’aurait pas pris l’appel, selon une personne bien au fait de la situation qui s’est exprimée sous le couvert de l’anonymat.

Des représentants de Mme Pelosi et de M. Zuckerberg ont refusé de commenter, mercredi.

Facebook a indiqué que la vidéo de M. Zuckerberg ne violait pas non plus les politiques d’Instagram et qu’elle ne serait pas retirée.

«Nous traitons ce contenu de la même manière dont nous traitons toute la désinformation sur Instagram», a indiqué l’entreprise par communiqué.

Mae Anderson, The Associated Press