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Trans Mountain: déception en Colombie-Britannique, soulagement en Alberta

Trans Mountain: déception en Colombie-Britannique, soulagement en Alberta
Photo: Jason Franson/La presse canadienneDes morceaux nécessaires à la construction du pipeline Trans Mountain sont déchargés à Edson, en Alberta.

La décision du gouvernement fédéral de donner le feu vert au projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, entre l’Alberta et la Colombie-Britannique a suscité le soulagement et la déception dans les deux provinces, qui ne s’entendent pas sur la viabilité du projet.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique John Horgan a dit regretter la décision du gouvernement Trudeau, et il n’a pas fermé la porte à appuyer d’éventuelles contestations judiciaires. Le gouvernement néo-démocrate craint que le projet n’occassionne des déversements en milieu marin.

M. Horgan a rappelé que son gouvernement défendait toujours sa cause devant la Cour suprême du Canada, qui se prononcera à savoir si la province a le droit de restreindre les expéditions de pétrole sur son territoire. Le gouvernement Horgan avait été débouté devant la Cour d’appel de la province.

Déjà, une Première Nation de la Colombie-Britannique a affirmé son intention de contester la décision du gouvernement Trudeau devant les tribunaux. La chef Leah George-Wilson, de la Première Nation Tsleil-Waututh a annoncé qu’elle fera valoir ses arguments devant la Cour d’appel fédérale.

Le grand chef Stewart Phillip, de l’Union des chefs indiens de la Colombie Britannique, ne s’est pas dit surpris de la décision, mais il a assuré que celle-ci «insufflerait une nouvelle vie à la résistance».

En Alberta, le premier ministre Jason Kenney a salué la décision du gouvernement Trudeau, qui était attendue depuis longtemps dans sa province. Il est toutefois resté prudent, affirmant qu’il ne célébrerait pas tant que la construction de l’oléoduc ne commencera pas.

M. Kenney a aussi appelé le premier ministre Justin Trudeau à en faire davantage pour s’assurer que le pétrole canadien ait accès aux marchés internationaux.

Selon lui, le projet Trans Mountain représente un «test» pour l’avenir économique de sa province.

«À l’heure actuelle, sans accès aux marchés mondiaux de l’énergie, nous vendons à rabais l’un des plus grands atouts de notre pays», a-t-il déploré.

La Presse canadienne