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Maladies transmises sexuellement: Santé Canada investit 32 M $ pour la recherche

Maladies transmises sexuellement: Santé Canada investit 32 M $ pour la recherche
Photo: Luis Sanchez Saturno/Santa Fe New Mexican

MONTRÉAL — Devant des hausses des taux d’infection par des maladies transmissibles sexuellement et par le sang — dont une augmentation «effarante» de 178 pour cent pour la syphilis, dit Santé Canada — le gouvernement fédéral a annoncé de nouveaux investissements de 32 millions $ en recherche.

Les taux d’infections transmissibles sexuellement au pays ont connu une hausse au cours de la dernière décennie, rappelle Santé Canada: une augmentation du taux de chlamydia de 49 pour cent, de celui de la gonorrhée de 81 pour cent et du taux de syphilis de 178 pour cent. Aussi, le nombre de personnes chez lesquelles le VIH a nouvellement été diagnostiqué a augmenté au cours des quatre dernières années, ajoute-t-il.

Bref, malgré les avancées réalisées pour la prévention et le traitement des maladies transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS), de plus en plus de personnes vivent avec ces infections au Canada, constate Santé Canada.

La ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, a ainsi annoncé un investissement de plus de 32 millions $ pour la recherche sur les ITSS par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Cet argent permettra de soutenir six équipes dans le domaine de la recherche biomédicale et clinique sur le VIH/sida, ainsi que trois centres se concentrant sur le VIH/sida, et l’hépatite C, entre autres.

Des scientifiques se trouvant un peu partout au pays pourront ainsi réaliser des travaux sur une foule d’aspects dont le développement de traitements et de stratégies de prévention pour améliorer la santé des personnes touchées par une ITSS au pays, ainsi que leur accès à des programmes et services, particulièrement pour ce qui des populations les plus touchées, comme les peuples autochtones, explique le ministère.

«Nous croyons qu’investir dans la recherche est l’une des meilleures façons de contribuer à la santé de la population et de dissiper les préjugés qui constituent une préoccupation et un obstacle tenaces pour les personnes aux prises avec une ITSS», a déclaré la ministre fédérale de la Santé Ginette Petitpas Taylor.

Le gouvernement du Canada se dit résolu à éliminer les épidémies de VIH et d’hépatite virale et à réduire les effets que les infections transmises sexuellement exercent sur la santé d’ici 2030, comme le préconisent les objectifs de développement durable des Nations unies.

Stéphanie Marin, La Presse canadienne