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Sport électronique à l’école: la pression s’accentue sur le gouvernement

Sport électronique à l’école: la pression s’accentue sur le gouvernement
Photo: Messager Lachine & Dorval – ArchivesLe député libéral Enrico Ciccone

QUÉBEC — La montée en popularité du sport électronique («eSport»), qui fait son entrée dans les écoles secondaires, inquiète de plus en plus la classe politique.

Craignant un accroissement de la cyberdépendance et de la sédentarité chez les jeunes, l’opposition libérale sonne l’alerte et demande au gouvernement Legault d’intervenir.

Dans un premier temps, les députés libéraux André Fortin et Enrico Ciccone ont rappelé, mardi, l’importance de documenter ce phénomène nouveau et d’en mesurer l’ampleur au Québec.

Ils souhaiteraient donc entendre en commission parlementaire des experts aptes à se prononcer sur les impacts des technologies chez les jeunes.

Pour bien des parents, «la gestion du temps d’écran» autorisé à leurs enfants est devenue un enjeu quotidien, a illustré le député André Fortin.

L’opposition libérale est particulièrement inquiète de voir surgir un nouveau phénomène: les écoles secondaires qui offrent des programmes de sport électronique «eSport».

Porte-parole sur les questions de sport et de saines habitudes de vie, le député Enrico Ciccone a noté que les jeunes étaient de plus en plus sédentaires et que c’était le devoir du gouvernement de combattre ce phénomène.

Selon les députés libéraux, le gouvernement s’est montré passif dans ce dossier jusqu’à maintenant.

«Je ne comprends pas la position du gouvernement», a dit le député André Fortin, qui estime que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, cautionne les programmes de sport électronique, jusqu’à nouvel ordre.

«On doit faire bouger nos jeunes», a renchéri Enrico Ciccone, convaincu que ce type d’activité numérique «crée une dépendance, c’est clair».

«Le ‘eSport’, ce n’est pas du sport», a-t-il clamé, inquiet du «silence radio» du ministre Roberge dans ce dossier.

Les libéraux réclament non pas une interdiction, mais un encadrement approprié des jeux vidéos à l’école, à l’approche de la rentrée scolaire.

«On est allé trop vite» dans ce dossier, selon M. Ciccone.

Jocelyne Richer, La Presse canadienne