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Trudeau rencontre les premiers ministres Johnson et Abe au sommet du G7

Trudeau rencontre les premiers ministres Johnson et Abe au sommet du G7
Photo: AP Photo/Francois MoriJustin Trudeau lors de son arrivée à l'aéroport de Biarritz pour le G7.

BIARRITZ, France — Établir un consensus sur le libre-échange et renforcer les liens commerciaux du Canada avec ses partenaires du G7 seront les priorités du premier ministre fédéral Justin Trudeau au cours du sommet des sept puissances économiques mondiales.

M. Trudeau rencontrera samedi son homologue britannique Boris Johnson. On s’attend à ce qu’ils discutent de l’avenir des relations commerciales entre les deux pays après l’éventuel Brexit. Il s’agira de la première rencontre officielle entre les deux hommes depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau premier ministre britannique, en juillet.

Il parlera aussi avec le premier ministre du Japon Shinzo Abe. Cette rencontre sera l’occasion pour lui de souligner à quel point le nouveau Partenariat transpacifique a renforcé les liens entre les deux pays et de discuter des enjeux de sécurité ainsi que des tensions entre Tokyo et la Corée du Sud.

Si M. Trudeau veut consolider les plans pour une transition commerciale en douceur avec le Royaume-Uni — Londres ne fera plus partie de l’Accord économique et commercial global (AECG) après sa sortie de l’Union européenne —, l’opposition contre ce traité se maintient en France parmi les agriculteurs et les écologistes.

L’ambassadrice du Canada en France, Isabelle Hudon, a reconnu qu’il existe une certaine ignorance sur le commerce international en France, mais elle s’est dite encouragée par le nombre croissant d’entreprises françaises qui profitent de l’AECG.

«Au Canada, nous sommes plus à l’aise pour faire du commerce, à laisser nos entreprises faire du commerce à l’échelle internationale, et vice-versa», a-t-elle dit.

De son côté, le président français Emmanuel Macron, hôte du sommet, a minimisé les attentes, évoquant même la possibilité qu’un communiqué final commun ne soit pas publié.

Un communiqué commun n’est pas l’élément le plus important d’un sommet du G7, argue Mme Hudon. Permettre aux dirigeants du groupe des Sept de parler librement de différents sujets communs, même s’ils ne parviennent pas à un consensus, est plus important.

«Il y a un changement au sein du G7. Cela étant dit, ce n’est pas une raison pour cesser les conversations.»

Teresa Wright, La Presse canadienne