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Une entente sur les pêches de 13 M$ sur dix ans avec les Malécites de Viger

Une entente sur les pêches d’environ 13 millions $ sur dix ans a été signée par Ottawa avec la Première Nation Malécite de Viger, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’objectif de la Première Nation est d’assurer la pérennité de sa pêche et la reconnaissance de droits issus de traités de récolter et de vendre du poisson. En outre, avec la diminution des quotas de crabes, la communauté cherche à se tourner vers la pêche d’autres espèces.

La Première Nation Malécite de Viger exploite une entreprise de pêche commerciale au crabe des neiges et à la crevette du nord du golfe. Grâce à cette nouvelle entente à long terme, elle souhaite assurer une «pêche durable».

Les sommes venant du gouvernement fédéral doivent servir notamment à l’achat d’un plus grand nombre de permis de pêche, ainsi que de bateaux et d’engins de pêche. Des navires électriques pourraient être acquis pour la pêche aux homards.

Aussi, elles devraient permettre l’embauche d’un directeur des pêches, et de biologistes et de chercheurs pour étudier les milieux marins.

Après dix ans, l’entente pourrait être renouvelée pour trois mandats de cinq ans.

Cette annonce d’un «accord sur les ressources halieutiques renouvelables» a été faite, vendredi, à Cacouna, par le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Jonathan Wilkinson, la ministre des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, et le Grand Chef de la Première Nation malécite de Viger, Jacques Tremblay.

La Première Nation Malécite de Viger prévoit discuter le mois prochain avec le gouvernement du Québec concernant le projet de développement du Port de Gros-Cacouna, dont la propriété sera transférée du fédéral au provincial en 2020. Elle souhaite notamment bénéficier de terrains sous-utilisés pour un centre de recherche et développement.

«L’accord de pêche à long terme conclue aujourd’hui établit un équilibre entre les droits et les intérêts des Premières Nations et de l’ensemble de la communauté des pêcheurs du Québec. La Première Nation Malécite de Viger a démontré son engagement à accroître et à diversifier sa participation à la pêche commerciale», a indiqué par communiqué le ministre Wilkinson.

Le Grand Chef Jacques Tremblay a affirmé que la Première Nation Malécite de Viger entend «jouer un rôle dominant comme gardien du fleuve Saint-Laurent».

La Première Nation Malécite de Viger compte environ 1200 membres inscrits, principalement dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Jean Philippe Angers, La Presse canadienne