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Un ancien collègue d’Ortis se dit surpris par son arrestation

Un ancien collègue d’Ortis se dit surpris par son arrestation
Photo: Darryl Dyck/La Presse canadienneGendarmerie royale du Canada

Un professeur universitaire qui a déjà travaillé avec un haut responsable du renseignement à la GRC accusé d’avoir enfreint la loi sur les secrets officiels au Canada, soutient que cet homme semblait être un «exemple de discrétion.»

Paul Evans, professeur de sciences politiques à l’Université de la Colombie-Britannique, a siégé au jury de la thèse de doctorat de Cameron Ortis. Tous deux ont collaboré à de nombreux projets.

Ortis a été arrêté jeudi. Il est accusé d’avoir tenté de divulguer des informations classifiées à une entité étrangère ou à un groupe terroriste.

Selon une source familière à cette affaire, Ortis a occupé un poste civil en tant que directeur général d’une unité de renseignement de la GRC.

M. Evans a raconté qu’il avait travaillé avec lui à l’Université de la Colombie-Britannique pendant plusieurs années. Leurs rencontres se sont ensuite espacées.

Il a ajouté que M. Ortis n’avait jamais parlé des détails de son travail après son entrée en fonction à la GRC.

«Il a toujours été un exemple de discrétion et d’intégrité dans nos relations, a-t-il souligné dans une déclaration écrite. Rien de ma relation avec Cameron ne me fait soupçonner qu’il serait impliqué de quelque manière que ce soit dans des activités qui conduiraient à de telles accusations. Comme d’autres qui le connaissent bien, j’ai été choqué par la nouvelle de l’arrestation de ce très bon Canadien.»

Ortis est diplômé en sciences politiques depuis 1999 et a terminé son doctorat à l’Université de la Colombie-Britannique en 2006, a déclaré M. Evans. Les deux chercheurs ont collaboré à des programmes de formation pour chercheurs débutants provenant d’instituts politiques en Asie. Ils ont publié deux essais ensemble.

Un autre collègue de l’Université de la Colombie-Britannique, le professeur de sciences politiques Brian Job, s’est également dit surpris par l’annonce de l’arrestation d’Ortis.

«Rien de mon expérience avec Cameron ne me ferait supposer son implication présumée dans les activités pour lesquelles il a inculpé, a-t-il a déclaré. C’est plutôt l’inverse qui est vrai.»

La Presse canadienne