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Une peine de prison indéfinie pour un violeur en série qui refuse les traitements

Une peine de prison indéfinie pour un violeur en série qui refuse les traitements
Photo: Archives MétroLa Police provinciale de l'Ontario a annoncé lundi qu'elle ne divulguera plus dorénavant le genre des personnes accusées de crimes.

TORONTO — Une juge ontarienne a ordonné l’incarcération indéfinie d’un violeur en série, estimant qu’il risquait de récidiver puisqu’il avait refusé de subir un traitement pour ses pulsions sexuelles violentes.

La juge Anne Molloy, de la Cour supérieure de l’Ontario, a imposé cette peine la semaine dernière, après avoir désigné Andrew Medford comme délinquant dangereux, une déclaration appliquée aux prédateurs sexuels violents les plus dangereux.

Le Torontois âgé de 28 ans avait été reconnu coupable en 2016 de plusieurs chefs d’accusation, notamment d’agression sexuelle et de voies de fait, dans le cadre de deux affaires distinctes impliquant des agressions sexuelles violentes contre deux femmes.

Dans un cas, il avait étranglé une femme jusqu’à ce qu’elle lui fasse une fellation, en octobre 2013; Andrew Medford avait secrètement enregistré l’agression sur son téléphone portable. Quelques semaines plus tard, il faisait irruption chez la même femme pour l’attaquer et la violer à plusieurs reprises, à la pointe d’un couteau.

Des documents du tribunal indiquent que des preuves génétiques dans cette affaire ont ensuite lié Andrew Medford à une autre agression survenue en 2011. Il avait alors violé une femme sous la menace d’un couteau et l’avait étranglée jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.

Les documents judiciaires indiquent qu’un psychiatre qui avait évalué Andrew Medford a conclu qu’il souffrait de «troubles de paraphilies», probablement de sadisme sexuel, et qu’il manifestait une attirance perverse pour «des rapports sexuels coercitifs avec violence».

«Puisqu’il n’accepte pas d’être soigné et d’apprendre à maîtriser ses pulsions, les contrôles externes constituent le seul moyen de gérer le risque» de récidive dans la communauté, conclut la juge Molloy en le condamnant à une peine de prison indéfinie.

Paola Loriggio, La Presse canadienne