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Une soldate albertaine accusée de tentative de meurtre sur ses trois enfants

Une soldate albertaine accusée de tentative de meurtre sur ses trois enfants
Photo: ArchivesUne soldate albertaine qui travaille à la base des Forces armées canadiennes à Edmonton a été accusée de tentative de meurtre sur ses trois enfants.

EDMONTON — Une soldate albertaine qui travaille à la base des Forces armées canadiennes à Edmonton a été accusée de tentative de meurtre sur ses trois enfants.

La caporale Chantal Jadwiga Condie, âgée de 41 ans, fait également face à une accusation d’incendie criminel. Elle doit comparaître en cour jeudi à St. Albert, en Alberta.

Dans une poursuite civile distincte, son ex-mari, Drew Condie, allègue que les enfants étaient sous la responsabilité de leur mère le 20 juillet 2015, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans le sous-sol de la maison.

Il soutient que l’incendie a été initialement considéré comme un accident par la police militaire, mais que l’enquête a été rouverte par la suite.

Aucun membre des Forces armées canadiennes n’a commenté l’enquête ou les accusations.

La poursuite de Drew Condie allègue que Chantal Jadwiga Condie a donné un somnifère aux enfants cette nuit-là et qu’une lettre «sous forme de note de suicide» a été retrouvée un mois après l’incendie — deux éléments qu’elle réfute dans sa défense.

La poursuite soutient qu’elle a emmené les enfants au Fantasyland Hotel du centre commercial West Edmonton et au parc d’attractions Galaxyland avant l’incendie.

«La défenderesse les a traités comme suit: de beaux restaurants chers, une journée à Galaxyland et environ deux films», indique la déclaration. «Ce comportement était hors de l’ordinaire.»

«Les plaignants mineurs affirment que ce « grand » week-end préparait le plan ultime de la défenderesse de les tuer et de s’enlever la vie dans l’incendie», ajoute-t-on. Ce que la poursuite décrit comme une «note de suicide» aurait été écrite sur la papeterie identifiée au Fantasyland Hotel.

La poursuite allègue également qu’elle a retiré trois détecteurs de fumée dans la maison et les a descendus au sous-sol avant de déclencher un incendie et de fermer la porte.

Aucune de ces allégations n’a été prouvée devant les tribunaux. Chantal Jadwiga Condie les nie toutes dans sa défense.

Elle affirme que c’est son ancien mari ou l’un des enfants qui a allumé l’incendie. Elle réfute avoir donné des somnifères aux enfants et avoir rédigé une note de suicide.

La femme allègue également que le père des enfants a des antécédents de maladie mentale, de dépendance à l’alcool et de violence envers elle et les enfants.

L’avocate de Drew Condie, Me Catherine Christensen, a affirmé que son client se trouvait en Saskatchewan avec l’armée au moment de l’incendie et que toute allégation impliquant son client «est complètement fausse».

Les Forces armées canadiennes ont confirmé que Chantal Condie fait partie de leurs rangs depuis 2007. Elle travaille actuellement à titre de technicienne en approvisionnement au sein du 1er Groupe brigade mécanisé du Canada et Escadron des transmissions, selon ce qu’a indiqué la capitaine Bonnie Wilken.

«Après son arrestation, la membre a été placée en détention par la police militaire et a ensuite été libérée sous conditions», a mentionné Mme Wilken.

La capitaine Wilken insiste sur le fait que les Forces armées forment une organisation responsable.

«Si l’un de nos membres est condamné pour un crime grave, cette personne sera tenue responsable de ses gestes, dit-elle dans sa déclaration. Les membres accusés demeurent innocents jusqu’à ce que la preuve de leur culpabilité soit faite. Ils sont étroitement surveillés et on leur fournit les ressources de soutien psychologique et émotionnel dont ils ont besoin.»

Colette Derworiz, La Presse canadienne