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Les négociations à la Sépaq sont rompues, les parties s’accusent mutuellement

Les négociations à la Sépaq sont rompues, les parties s’accusent mutuellement
Photo: Justin Tang/La Presse canadienneLes négociations en vue du renouvellement de la convention collective à la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ont été interrompues mercredi soir, les positions des parties semblant irréconciliables pour le moment.

MONTRÉAL — Les négociations en vue du renouvellement de la convention collective à la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ont été interrompues mercredi soir, les positions des parties semblant irréconciliables pour le moment.

Les demandes des employés de la Sépaq sont «irréalistes et déraisonnables» pour la direction, qui elle, se fait reprocher par les syndiqués de ne pas avoir amélioré son offre «d’un iota».

La Sépaq prétend que le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) a fait «exploser» de 50 pour cent la hausse de salaire demandée par rapport à celle qui avait été convenue en juillet — et que le syndicat «jugeait satisfaisante» — dans une entente de principe que les syndiqués ont par la suite rejetée.

L’accord, qui était intervenu juste avant le début des vacances de la construction, prévoyait des augmentations d’un peu plus de 5 pour cent sur cinq ans.

Les nouvelles demandes «ne peuvent servir de base à la poursuite des pourparlers», note la Sépaq qui somme le syndicat de présenter des demandes qui respectent le «cadre financier» imposé par le gouvernement Legault.

L’augmentation demandée ne rattrape même pas l’inflation, a rétorqué en soirée Christian Daigle, le président général du SFPQ, lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

«M. Legault — le premier ministre — a dit que les employés de l’État doivent avoir des augmentations assimilables au coût de la vie, a-t-il soutenu. On est dans les mêmes eaux que ça.»

Le taux d’inflation cible de la Banque du Canada est de 2 pour cent par an.

M. Daigle, qui dit vouloir éviter que les employés s’appauvrissent, estime que c’est plutôt le cadre financier qui devrait être revu.

La partie patronale souligne quant à elle que l’amélioration des conditions de travail doit également être prise en compte pour estimer la valeur de son offre.

«Oui, il y a des clauses salariales, a déclaré Simon Boivin, un porte-parole de la Sépaq, en entrevue. Par contre, il y a tout le volet normatif qu’il faut aussi prendre en considération et qui est aussi coûteux pour l’employeur. Une entente doit être analysée dans son ensemble.»

Des avis de grève qui ciblent 13 réserves fauniques entre samedi prochain et le jeudi suivant ont été déposés dans les derniers jours. Un peu plus de 500 employés ne se présenteront pas au travail dans ce contexte.

Michel Saba, La Presse canadienne