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Charette pas le bienvenu à la marche pour le climat: «malheureux», dit Legault

Charette pas le bienvenu à la marche pour le climat: «malheureux», dit Legault
Photo: Ryan Remiorz/La Presse CanadienneFrancois Legault

MONTRÉAL — Le premier ministre du Québec, François Legault, trouve malheureux que le collectif La planète s’invite au Parlement ait déclaré que le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, n’est pas le bienvenu à la marche du 27 septembre pour le climat.

Mercredi soir, le collectif qui fait partie des organisateurs de la grande marche du 27, a fait savoir que le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, n’était pas le bienvenu à la marche.

Il a justifié son jugement par le fait que le gouvernement caquiste, comme les autres qui l’ont précédé, était responsable «de la crise dans laquelle nous sommes actuellement». Il a également reproché au gouvernement de la CAQ d’avoir un programme peu axé sur les moyens à adopter pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius.

Interrogé à ce sujet jeudi à Montréal, alors qu’il participait à une annonce dans le milieu aéronautique, le premier ministre Legault a dit trouver déplorable que le collectif veuille ainsi exclure le ministre de l’Environnement d’une marche citoyenne.

«Je trouve ça malheureux. Moi, je pense que c’est une bonne idée qu’on ait deux représentants: le ministre de l’Environnement et l’adjoint parlementaire du ministre de l’Environnement (Richard Campeau) vont être à la marche. On veut aussi participer à ce rassemblement de beaucoup de Québécois derrière cette idée forte de réduire les gaz à effet de serre et d’encourager l’environnement», a-t-il.

Le collectif La Planète s’invite au Parlement n’est qu’un des mouvements de cet ordre; il existe aussi La Planète s’invite au travail (dans le milieu syndical), La Planète s’invite à l’université et La Planète s’invite en santé, qui regroupe des professionnels dans la santé.

Enseignants

Pour ce qui est des enseignants du primaire et du secondaire, le premier ministre a réitéré le fait qu’il s’attendait à ce qu’ils accomplissent les tâches qui sont attendues d’eux, ce 27 septembre. Mais il appartiendra aux commissions scolaires d’y veiller, a laissé entendre M. Legault.

Des enseignants de Montréal, entre autres, ont exprimé la volonté de participer à la marche du 27, même s’il s’agit d’une journée pédagogique et que, dans ce contexte, ils doivent être présents au travail.

«C’est aux commissions scolaires — pour l’instant — à régler le dossier, à gérer le dossier. Je m’attends à ce que les commissions scolaires s’assurent que les prestations qui sont exigées des enseignants durant une journée pédagogique, bien que ce soit respecté», a commenté le premier ministre.

Lia Lévesque, La Presse canadienne