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Traversier de Matane: une erreur humaine a causé l’incident, dit Bonnardel

Traversier de Matane: une erreur humaine a causé l’incident, dit Bonnardel
Quebec Transport Minister Francois Bonnardel responds to the Opposition during question period Tuesday, September 17, 2019 at the legislature in Quebec City. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

QUÉBEC — Une erreur humaine est à l’origine de l’incident survenu mercredi à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, a commenté jeudi le ministre des Transports, François Bonnardel.

Cet incident, qualifié de «mineur» par ce dernier, s’ajoute cependant à toute une série de déconvenues qui viennent perturber depuis des mois la circulation entre les deux rives du fleuve, en vue de permettre à ceux qui le désirent de relier le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord.

«La saga malheureuse» de la traverse de Matane se poursuit, a commenté le ministre en mêlée de presse, jeudi, disant malgré tout chercher «à redorer le blason» de la Société des traversiers du Québec (STQ), malmenée ces derniers mois par les déboires successifs du traversier F.-A.-Gauthier et du navire Apollo.

Mercredi, c’était au tour du traversier Saaremaa I, qui a été endommagé après avoir accosté à Godbout, sur la Côte-Nord, un scénario semblable à ce qui s’est produit dans le passé, à plusieurs reprises, avec les traversiers précédents.

L’incident de mercredi n’a fait aucun blessé, mais a forcé les autorités à détourner le trafic vers Baie-Comeau pour un temps indéterminé.

Toutes les traversées à l’aller comme au retour ont dû être annulées.

C’est un «manque de communication entre le capitaine et l’officier» qui a causé l’incident, a expliqué le ministre Bonnardel, disant ignorer pour l’instant l’étendue des dégâts et le coût des réparations à venir.

Le ministre a qualifié la situation d’«impardonnable».

Avant le Saaremaa I, il y avait eu l’Apollo.

Dans un passé récent, le navire Apollo, un vieux navire payé 2 millions $ qui devait prendre la relève du F.-A.-Gauthier, avait lui aussi à deux reprises frappé le quai de Godbout, avant d’être retiré de l’eau après seulement un mois de service.

Et avant l’Apollo, il y avait eu le F.A.-Gauthier.

Acquis au coût de 175 millions $, le navire, qui devait au départ coûter beaucoup moins cher, a été mis hors service en décembre dernier, en raison de vices de construction majeurs, après moins de quatre ans de service.

La semaine dernière, le gouvernement demandait à la vérificatrice générale de faire enquête sur les vices de construction associés au traversier F.-A.-Gauthier.

Le chef péquiste par intérim, Pascal Bérubé, qui est aussi député de Matane, a dit juger la situation «exaspérante».

Il demande au gouvernement de préparer un plan visant à dédommager les gens qui ne peuvent plus utiliser le traversier.

Jocelyne Richer, La Presse canadienne