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UdeM: un complexe des sciences qui respecte les coûts et les échéanciers

UdeM: un complexe des sciences qui respecte les coûts et les échéanciers
Photo: Wikimedia Commons

MONTRÉAL — Le nouveau complexe des sciences de l’Université de Montréal a été inauguré vendredi — en respectant le budget prévu de 348 millions $ et l’échéancier.

Présenté comme le chantier universitaire le plus important au Canada, le complexe est imposant, avec ses 190 laboratoires de recherche et ses 16 chaires de recherche.

Le premier ministre François Legault a participé à son inauguration, aux côtés du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, du recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, et de nombreux autres représentants de la communauté universitaire et de l’opposition libérale — puisque le projet avait été lancé sous le précédent gouvernement libéral.

Le projet de 348 millions $ a pu voir le jour grâce à une injection de fonds de l’ordre de 145 millions $ du gouvernement du Québec, 84 millions $ du gouvernement du Canada et 116 millions $ de l’université. Les fonds émanant de l’institution proviennent notamment de la philanthropie.

Pour réaliser le complexe des sciences, il a fallu décontaminer des terrains, créer un bassin de rétention d’eau et construire des rues, des parcs et un pont ferroviaire. Le tout fait partie du vaste projet de réaménagement de l’ancienne gare de triage d’Outremont.

Rapprocher universités et entreprises

Le premier ministre Legault en a vanté les mérites, en insistant sur le fait qu’il voulait rapprocher les milieux universitaire et de l’entreprise pour favoriser l’innovation. Il se dit conscient qu’il faut combattre une certaine culture qui oppose l’enseignement universitaire et les entreprises. Mais «je sens que ça évolue», a-t-il soutenu.

«On est bon en recherche au Québec. Mais on n’a pas assez de brevets, quand on regarde ça par 1000 habitants. On est un peu en bas de la liste. Il faut être capable d’enregistrer des brevets si on veut commercialiser, exporter notre innovation», a-t-il lancé, en invitant les jeunes à étudier dans les professions scientifiques.

«Ça nous prend plus de jeunes en sciences pures, en sciences de la vie, en technologies de l’information, en ingénierie, en mathématiques, en intelligence artificielle», s’est exclamé le premier ministre.

Il voit également cela comme un moyen de réduire les écarts de richesse entre le Québec et certains de ses voisins.

«Une des bonnes façons de réduire cet écart de richesse avec nos voisins, c’est de mettre ensemble nos universités et nos entreprises. Honnêtement, ça été pendant longtemps un peu à contre-culture. C’est comme si on avait un peu peur, au Québec, de trop rapprocher nos universités des méchantes entreprises, des méchants entrepreneurs. Pourtant, partout dans le monde où il y a eu des succès économiques, il y a eu ce rapprochement», a-t-il fait valoir.

Lia Lévesque, La Presse canadienne