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Trudeau demande aux Québécois de ne pas voter pour «une opposition progressiste»

Trudeau demande aux Québécois de ne pas voter pour «une opposition progressiste»
Photo: Cole Burston/Getty ImagesJustin Trudeau

MONTRÉAL — À quelques jours du scrutin de lundi, le chef libéral Justin Trudeau a martelé à maintes reprises son message aux Québécois contre le Bloc québécois, leur disant que s’ils voulaient changer les choses, ils devaient voter «pour un gouvernement progressiste et non une opposition progressiste».

Au cours d’une conférence de presse mercredi au beau milieu du Jardin botanique à Montréal, entouré de candidats du Québec, le chef libéral s’en est aussi pris une nouvelle fois aux conservateurs d’Andrew Scheer, leur reprochant de mener «une campagne sale» et vicieuse comme on n’en avait jamais vu auparavant.

Il a même mis en garde les électeurs canadiens, en affirmant que, le 22 octobre, ils risquent «de se réveiller avec un gouvernement conservateur, qui ne fera rien contre les changements climatiques», en plus de «faire reculer» le Canada comme lors des années d’austérité de Steven Harper (l’ancien premier ministre conservateur).

Dans l’action pas dans l’opposition

Alors que les récents sondages démontrent que le Bloc québécois a gagné en faveur populaire au point d’être devenu une réelle menace pour les libéraux au Québec dans bien des comtés, M. Trudeau l’a attaqué à maintes reprises, affirmant que comme parti d’opposition, il n’avait rien pu faire contre les compressions passées de Stephen Harper.

«Les Québécois veulent être dans l’action, pas dans l’opposition», a-t-il lancé.

«On n’a pas besoin de Québécois à Ottawa pour lutter contre un gouvernement qui est d’accord avec les Québécois, qui représente ces valeurs québécoises», a lancé M. Trudeau, citant les changements climatiques et les droits linguistiques parmi ces «valeurs».

«Ce n’est pas contre un gouvernement rempli de Québécois que les Québécois ont besoin de lutter», a-t-il ajouté.

Le PC: le retour de l’austérité

Après le Bloc québécois, son autre cible a été celle des conservateurs d’Andrew Scheer, qu’il a constamment associés au laissez-faire face aux changements climatiques et aux coupes passées de Stephen Harper.

Il a résumé le choix qui se posait aux électeurs, lundi prochain, comme celui de «la peur, la division et l’austérité» — représenté par le Parti conservateur — ou celui d’un gouvernement libéral qui veut agir contre les changements climatiques, continuer de combattre la pauvreté, défendre les droits des femmes et les droits linguistiques, entre autres.

Le chef libéral a également soutenu que le Parti conservateur menait une campagne particulièrement «sale» et qu’il cachait la provenance de certains fonds qu’il reçoit.

«Ce n’est aucune surprise que les conservateurs choisissent de cacher de quelles poches profondes ils sont en train de tirer leurs ressources pour lutter (mener) la campagne la plus sale, la plus négative, la plus pleine de désinformation qu’on ait jamais eue de l’histoire du pays», s’est exclamé M. Trudeau.

Lia Lévesque, La Presse canadienne