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Le camp conservateur connaît une avant-dernière journée de campagne difficile

Le camp conservateur connaît une avant-dernière journée de campagne difficile
Photo: THE CANADIAN PRESS/Adrian WyldAndrew Scheer

Le camp conservateur a connu samedi une avant-dernière journée de campagne difficile.

Son chef Andrew Scheer a dû composer avec les révélations de certains médias voulant que les conservateurs aient engagé la firme de consultants en communications politiques Daisy Group a élaboré un plan pour dépeindre les partisans du Parti populaire (PPC) comme des êtres racistes.

En conférence de presse, M. Scheer a refusé de confirmer si, oui ou non, son parti était derrière cette manoeuvre de salissage malgré l’insistance des journalistes. Il ne l’a pas nié non plus.

«Nous n’offrons pas de commentaires sur les contrats qu’on a ou on n’a pas [octroyés]», s’est borné à répéter M. Scheer, ajoutant qu’il s’agit là de la politique de son parti.

Le chef du PPC Maxime Bernier a rapidement dénoncé les conservateurs en les accusant d’être prêts à «n’importe quoi» pour accéder au pouvoir.

«C’est une atteinte à l’intégrité de notre processus démocratique», a-t-il écrit sur Twitter.

Puis, M. Scheer a semblé contredire ses récentes déclarations de bonne volonté envers le Québec en affirmant que la province n’aura pas droit à un traitement spécial et sera traitée comme toutes les autres provinces.

Le chef conservateur a dit qu’il offrira aux Québécois «la même chose» que tous les autres Canadiens. Le Québec ne ferait pas exception à son projet de corridor énergétique qui permettrait le passage d’oléoducs sur son territoire.

Lors de deux arrêts au Québec cette semaine, il a répété aux Québécois qu’ils sont «maîtres» chez eux et a promis mer et monde au gouvernement du Québec pour satisfaire des demandes bien spécifiques, comme plus de pouvoirs en immigration ou une déclaration des revenus unique gérée par la province.

Un autre appel au Québec

Le chef libéral Justin Trudeau a choisi samedi matin d’interpeller les électeurs québécois pendant qu’il était de passage à Hamilton, en Ontario.

Refusant de s’avancer sur le scénario de plus en plus probable d’un gouvernement minoritaire, Justin Trudeau a continué de répéter comme un mantra qu’il faut élire «un gouvernement progressiste et non une opposition progressiste».

«Je veux parler en tant que Québécois directement aux Québécois, a-t-il lancé. Est-ce qu’on choisit d’avancer avec un gouvernement avec des Québécois forts comme Steven Guilbeault (…) ? Ou est-ce qu’on choisit d’être en opposition, pour avoir peut-être une voix forte, mais pas une voix qui porte à travers le pays, à travers le monde», a demandé M.Trudeau.

La Presse canadienne