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Yves-François Blanchet livre un message d’espoir aux péquistes

Yves-François Blanchet livre un message d’espoir aux péquistes
Photo: Pablo Ortiz/MétroYves-François Blanchet, chef du Bloc québécois.

TROIS-RIVIÈRES, Qc — Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a livré un message d’espoir aux 400 militants péquistes réunis samedi en congrès extraordinaire à Trois-Rivières.

Il s’est servi de la renaissance fulgurante du Bloc québécois (BQ) pour inspirer les péquistes, qui doivent se remettre de la défaite historique subie l’an dernier et reconstruire leur parti.

«Nous avons humblement prouvé que ça se peut, alors mes amis, bonne refondation», a-t-il lancé.

L’an dernier, le Bloc était encore divisé et moribond, mais aux dernières élections fédérales, il a réussi à faire élire 32 députés.

«Merci d’avoir démontré qu’il n’y a pas de fatalité, que tout est possible», a répondu le chef intérimaire péquiste, Pascal Bérubé, qui tient la barre depuis le dur revers des péquistes. Ils ne sont plus que neuf à l’Assemblée nationale.

Dans son discours, la présidente de l’aile jeunesse péquiste, Frédérique St-Jean, a affirmé que la ferveur souverainiste est en train de renaître.

«Au Québec, le vent a commencé à tourner», a-t-elle déclaré.

Même s’il est souverainiste, le Bloc n’a toutefois pas fait campagne sur l’indépendance. Cependant, il a abondamment milité pour la laïcité, en faisant valoir que la loi sur la laïcité adoptée par le gouvernement caquiste était contestée par le reste du Canada.

Un de ceux qui sont pressentis pour se lancer dans la course à la direction, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a reconnu que la souveraineté n’est pas un enjeu prioritaire dans l’opinion publique actuellement.

«Vous avez raison, les sondages ne sont pas là pour l’indépendance, on part autour de 35-40 % (d’appuis), mais notre travail, c’est de continuer de convaincre, d’aller à la rencontre des gens, de faire ressortir des arguments extrêmement puissants et contemporains sur l’indépendance.»

Parmi ces arguments contemporains en faveur de l’indépendance, M. Gaudreault a évoqué la protection des données personnelles, la lutte aux changements climatiques, ainsi que la taxation des géants du Web: tous des enjeux que le Québec ne peut résoudre en raison des entraves du gouvernement fédéral, a-t-il laissé entendre.

Patrice Bergeron, La Presse canadienne