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Asbestos changera de nom en 2020, les citoyens appelés à participer

Fin 2012, le gouvernement péquiste de Pauline Marois a définitivement mis fin à l’exploitation minière dans la région en s’opposant au projet de relance de la mine Jeffrey.

Pour se «tourner vers l’avenir», la Ville d’Asbestos changera de nom. L’administration du maire Hugues Grimard a annoncé mercredi son intention de lancer un exercice de consultation auprès des citoyens, avec pour objectif de trouver une nouvelle appellation d’ici 2020.

En langue anglaise, le mot «Asbestos» se traduit littéralement par «Amiante». C’est principalement parce que le terme n’a «pas une bonne connotation» de nos jours – surtout dans les milieux anglophones – que la Ville a décidé de modifier son identité.

«Cela constitue un frein dans la volonté de la Ville de développer des relations économiques à l’extérieur. C’est en gardant en tête la volonté de la municipalité d’être dynamique autant sur le plan citoyen qu’économique que la décision de changer de nom a été prise», souligne la Ville dans un communiqué paru sur sa page Facebook.

Le conseil municipal mandaté

Aux yeux du maire Grimard, il «allait de soi» que la population soit partie prenante du processus de renouvellement de nom. «Les citoyens sont les ambassadeurs d’une municipalité et sont les représentants de sa vitalité», martèle-t-il.

C’est le conseil municipal qui sera chargé de recueillir les différentes suggestions, alors que «d’autres moyens seront aussi mis en place afin de faire ressortir les toponymes possibles».

«Nous souhaitons une démarche transparente et inclusive», a insisté M. Grimard à ce sujet, reconnaissant que tous les détails de la démarche ne sont pas encore «ficelés».

La Ville assure que le conseil municipal est «conscient que l’histoire d’Asbestos et son patrimoine sont très chers aux yeux de tous», et que ces éléments «seront pris en compte tout au long du processus».

Ce n’est pas la première fois qu’un changement de nom est envisagé à Asbestos. En 2006, le conseil municipal avait abordé la question avant de reculer sur celle-ci.

Fin 2012, le gouvernement péquiste de Pauline Marois a définitivement mis fin à l’exploitation minière dans la région en s’opposant au projet de relance de la mine Jeffrey.

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