MONTRÉAL – Un homme de la région des Laurentides a été arrêté par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en lien avec l’attentat à la bombe commis en 2010 dans un centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Trois-Rivières.
La bombe avait causé des dégâts mais n’avait pas fait de blessé.
Depuis lundi, une Équipe intégrée de la sécurité nationale réunissant des policiers de la GRC, de la Sûreté du Québec et du Service de police de la Ville de Montréal a mené des perquisitions à Montréal, Saguenay, Longueuil et dans les locaux de l’association étudiante du Collège Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse. Elles ont permis la saisie de preuve documentaire qui sera analysée par les policiers.
Les informations obtenues pointent vers une organisation nommée l’«Initiative de résistance internationaliste», qui avait aussi revendiqué des gestes de vandalisme contre un pylône d’Hydro-Québec en Estrie en décembre 2004.
En août 2006, le groupe aurait également revendiqué la responsabilité de l’explosion de la voiture d’un porte-parole de l’Institut canadien des produits pétroliers.
«L’enquête pourrait mener à d’autres perquisitions, ainsi qu’à des arrestations et à des accusations criminelles», a indiqué mercredi le caporal Luc Thibault, de la GRC.
Les recherches sont menées dans le cadre d’une vaste enquête lancée en juillet 2010.
L’objectif des Équipes intégrées de la sécurité nationale est de réduire toutes formes de menace à la sécurité des infrastructures au Québec et au Canada.