Les aéroports doivent utiliser de nouvelles technologies pour accélérer les processus de sécurité aux douanes, a affirmé l’Organisation de l’aviation civile international (OACI), qui a entamé sa 38e assemblée mardi.
Le secrétaire général de l’OACI, Raymond Benjamin, s’est dit en faveur d’une utilisation grandissante des données biométriques et de documents de voyage électroniques pour permettre aux passagers de se déplacer plus facilement dans les aéroports.
Les déplacements des voyageurs dans les zones de sécurité, au moment du départ et de l’arrivée, sont encore trop lents, estime M. Benjamin. Selon lui, l’engorgement des aéroports a un impact catastrophique sur la prospérité de l’économie mondiale du cargo aérien, estimée à plus de 6 trillions de dollars.
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Pour éviter les impacts économiques, l’utilisation des technologies doit être amalgamée à une approche fondée sur la réduction de risque, poursuit-il. Cette stratégie vise à identifier et retenir rapidement «les individus qui ont un profil « risque élevé »», afin de libérer tous les autres qui pourront traverser rapidement les douanes.
«Un jour, on verra les gens traverser des tunnels dans lesquels ils pourront être immédiatement identifiés», ajoute-t-il. Sans pouvoir préciser quand ces technologies verront le jour, M. Benjamin a spécifié que les représentants des 192 pays membres de l’OACI tiendront plusieurs discussions au cours des deux prochaines semaines sur cette question.
Changements climatiques: Entente internationale sur les GES
Les dirigeants du secteur aériens veulent réduire leur impact environnemental, a déclaré le secrétaire général Raymond Benjamin. Ce dernier a indiqué qu’une entente internationale pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre pourrait être votée par les pays membres de l’OACI. Si une telle entente est approuvée, ceci permettrait de tenir un vote final dans trois ans, pour une mise en application en 2020. L’industrie aérienne représente deux pour cent des émissions de GES mondiales.