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Con­cours de création média Racines: La parole à Rebecca Makonnen

La diversité culturelle est une des réalités qui ont permis au Canada de se définir en tant que pays. Pourtant, le sujet fait peu parler de lui au quotidien. Pour remédier à cette situation, Radio-Canada international a mis sur pied le con­cours de création média Racines. S’adressant aux Cana­diens âgés de 18 ans et plus, Racines cherche à re­cueillir des courts métrages et des documents multimédias basés sur une partie de l’histoire des participants. Métro s’est entretenu avec sa porte-parole, Rebecca Makon­nen.

Pour vous, l’expression de la diversité culturelle se vit-elle au quotidien?
Je ne pense pas qu’on parle assez de la diversité culturelle au jour le jour. Pourtant c’est une réalité qui est présente chaque minute, chaque jour de notre vie. Moi, c’est ma réalité. Je ne peux pas me lever un matin et passer à côté du fait que je suis d’origine éthiopienne et que je vis au Québec.

Il y a heureusement des gens qui font des efforts pour que cette réalité-là soit mise de l’avant. L’auteure et metteure en scène Julie Vincent, avec sa pièce Le portier de la gare Windsor, en fait partie. Elle parvient à poser des questions importantes, comme : qu’est-ce qui arrive à quelqu’un qui essaie de se rebâtir une vie au Québec? Et est-ce qu’on est si accueillants que ça, ici?

Qu’espérez-vous voir ressortir des documents des participants?
J’espère que ce ne seront pas juste les Makonnen, les Chan et les Nguyen qui participeront au concours. Tous les Canadiens ont une histoire à raconter. Celle des Fréchette, des Tremblay et des Morin n’est pas moins intéressante que les autres. C’est fascinant de savoir d’où viennent les gens.

Pourquoi avoir choisi une formule multimédia pour le concours?
Maintenant, tout se passe sur l’internet. Ce qu’on espère, c’est que le site web rcinet.ca deviendra un lieu d’échange. Les gens pourront y mettre leurs vidéos et écrire leurs questionnements en lien avec la diversité culturelle. En plus, puisque la technologie est aujourd’hui très accessible, les gens seront libres de laisser leur créativité s’exprimer.

Le concours Racines représente, pour vous, une deuxième expérience de porte-parole, après celle du Festival Nuits d’Afrique. Ce rôle vous plaît-il?
Les deux fois, mon rôle tournait autour des racines et je suis à l’aise là-dedans. Je suis rendue à un point où j’ai le goût de remonter mon arbre généalogique et de parler de diversité culturelle. Ce sujet fait parfois les manchettes des journaux, mais je ne pense pas qu’on en parle assez. Je trouve que d’être porte-parole pour des événements qui font la promotion de la diversité est une belle façon d’ouvrir le dialogue.

Pour plus de détails sur le concours, visitez le site http://racines.rcinet.ca

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