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Achats de Noël: Les commerçants ont dû patienter plus longtemps

L’achalandage dans les magasins au début du mois de décembre avait de quoi inquiéter certains commerçants, mais depuis une dizaine de jours, les courageux et les acheteurs de dernière minute ont pu constater que les boutiques ont été prises d’assaut. Les Sociétés de développement commercial (SDC) du boulevard Saint-Laurent, de l’avenue Mont-Royal et du Village l’ont toutes constaté : les clients se sont fait attendre cette année.

Depuis qu’un tapis blanc couvre la métropole, les ventes ont grimpé en flèche. «C’est comme ça chaque année. Ça prend une première chute de neige pour que le déclic se fasse et que les gens commencent leur magasinage de Noël, a noté Bernard Plante, directeur général de la SDC du Village. Ç’a été particulièrement vrai cette année puisqu’il a fait très beau au mois de novembre et que les gens ont tardé à se mettre dans l’esprit des Fêtes.»

Sur l’avenue Mont-Royal aussi, la hausse de l’achalandage a coïncidé avec la première bordée de neige. Ce lancement tardif de la saison des emplettes ne semble toutefois pas avoir nui aux commerçants. «Pour le moment, on parle d’une augmentation des ventes qui varie entre 15 % et 20 % par rapport à l’année dernière, a indiqué Michel Depatie, directeur général de la Société de développement de l’avenue Mont-Royal. Dans certains cas, la hausse atteint même 30 %. Et ce n’est pas parce que 2008 avait été une mauvaise année! Ça va donc très, très bien.»

Les effets de la crise
En plus de l’influence de dame Nature, il semble la crise économique ait poussé les consommateurs à retarder leurs achats. «Les gens sont plus prudents, a remarqué André Beauséjour, directeur général de la SDC du boulevard Saint-Laurent. Je ne sais pas à quel point ils dépensent moins, mais on voit que les décisions se prennent plus tard. Les gens font une sélection plus pointue et attendent jusqu’à la dernière minute pour es­sayer de profiter d’aubai­nes.» Un sondage effectué au mois de novembre par le Conseil québécois du commerce de détail suggère cependant que les Québécois ne laisseront pas leurs achats de Noël être freinés par l’incertitude économique.

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