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Mésentente France-Québec sur la mobilité des médecins

Mathilde Forest Rivière - Métro

Des Français dénoncent l’inégalité de traitement dont font l’objet les médecins diplômés en France et au Québec. Dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, des médecins et représentants ont reproché au Québec de ne pas offrir, à l’instar de la France, une reconnaissance presque automatique du diplôme.

Afin d’être reconnu de ce côté de l’Atlantique, un médecin français devra remplir plusieurs conditions, dont stage d’évaluation d’une durée de trois mois et le passage d’un examen spécifique. Le médecin québécois désirant pratiquer en France n’aura qu’à effectuer quel­ques démar­ches administratives.

Le Québec n’a pas joué le jeu
«L’Ordre des médecins français a joué le jeu, alors que celui du Québec ne l’a pas fait. Le but visé ne sera pas atteint si le Québec et la France ne suivent pas les mêmes règles», dénonce M. François Lubrina, conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE), qui a le mandat de défendre les droits des Français outre-mer. «Au lieu d’améliorer la situation dans les urgences au Québec, l’entente créera une hémorragie supplémentaire dans le système de santé», s’inquiète M. Lubrina. L’initiative con­jointe de l’Ordre des médecins français et du Collège des médecins du Québec porte le nom d’Arrangement de Recon­naissance Mutuelle (ARM). Il a été signé le 27 novembre dernier lors du passage du premier ministre Jean Charest à Paris.

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