Trois motoneigistes ont perdu la vie depuis le début de la saison au Québec, contre sept à la même date l’année dernière, selon le bilan provisoire de l’Association des Motoneigistes du Québec (AdmdQ) dévoilé lundi.
L’amélioration de ce bilan peut s’expliquer par « un nombre de motoneigistes moindre dû à l’absence de neige et aux températures douces de ce début de saison », selon le président de l’AdmdQ, Patrick Boucher. En effet, certains secteurs habituellement très fréquentés comme le Saguenay ou la Gaspésie ne proposent des conditions optimales que depuis le 5 janvier. D’autres régions comme le Bas-Saint-Laurent souffrent toujours d’un faible enneigement à la mi-janvier.
Les trois décès ont eu lieu hors des sentiers balisés par les clubs de motoneige et après la tombée du jour, a annoncé l’AdmdQ, qui insiste une fois de plus sur ses recommandations pour pratiquer en toute sécurité. Le président de l’association met l’accent sur « les dangers de circuler sur les plans d’eau non balisés » alors que deux des trois accidents résultent de la noyade.
La consommation d’alcool et les règles de civisme font également partie des consignes de sécurité. La violation de propriétés privées par les motoneigistes « reste encore très marginale », affirme Patrick Boucher, mais « une seule intrusion suffit pour qu’un propriétaire décide de retirer les droits de passage sur son tout terrain ».
Pas moins de motoneigistes
L’impact du blocus de l’Union des Producteurs Agricoles (UPA) en début de saison « n’aurait pas eu de conséquences importantes sur le nombre de motoneigistes », selon Patrick Boucher. Le syndicat, en conflit avec le ministère de l’Agriculture, avait donné comme consigne aux propriétaires agricoles de ne pas autoriser le tracé de sentiers sur leurs territoires. Le blocus a été levé le 17 décembre et aurait touché davantage le secteur touristique.