Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) tente actuellement de convaincre les employés des comptoirs postaux des pharmacies Uniprix et Pharmaprix de Montréal de se joindre à lui. Jusqu’à présent, 150 employés de 35 comptoirs postaux ont accepté d’adhérer au syndicat.
Disant vouloir combattre «la stratégie de main-d’Å“uvre bon marché de Postes Canada», le STTP a affirmé vouloir offrir de meilleures conditions de travail aux travailleurs des quelque 140 comptoirs postaux que compte Montréal. La lutte risque d’être ardue puisque le dossier des employés des comptoirs postaux est présentement devant le Conseil canadien des relations industrielles.
Postes Canada estime que les employés des comptoirs postaux ne relèvent pas de lui. «Présentement, les employés des comptoirs postaux ne sont pas formés ni payés par Postes Canada», a indiqué la porte-parole de l’organisme de la société d’État, Anick Losier. Le Syndicat croit pour sa part que les employés des comptoirs devraient avoir droit aux mêmes conditions de travail que les employés des bureaux de poste puisqu’ils effectuent les mêmes tâches.
L’offensive syndicale survient au terme d’une tentative ratée dans les pharmacies Jean Coutu. «Notre campagne d’adhésion dans les Jean Coutu a été très difficile, a expliqué le directeur national de la région du Montréal métropolitain du STTP, Jacques Valiquette. Beaucoup d’énergie a été déployée pour nous empêcher de rencontrer les employés. Nous avons aussi reçu plusieurs mises en demeure.»