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Une journée électorale remplie de bouleversements?

Les Canadiens sont appelés aux urnes lundi. La 41e élection générale fédérale pourrait entraîner d’importants bouleversements. Voici un survol des enjeux de ce scrutin.

Faire sortir le vote
Le 14 octobre 2008, à peine 58,8 % des Canadiens aptes à voter ont exercé leur droit de vote. Il s’agissait d’une baisse de 5,9 % par rapport à l’élection de 2006. Stephen Harper avait alors été réélu à la tête d’un gouvernement minoritaire en récoltant 38 % des voix. À 24 heures de l’ouverture des bureaux de vote, un sondage EKOS-iPolitics plaçait les conservateurs en avance, avec 34,6 % des intentions de vote. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) suivait de près, avec 31,4 % d’appuis.

Déjà en 2008, les troupes de Jack Layton avaient fait une belle percée dans les intentions de vote, mais cela ne s’était pas traduit par des votes. Afin d’éviter que l’histoire se répète, M. Layton a exhorté ses partisans à aller voter. Fait à noter, le vote par anticipation a attiré plus de deux millions d’électeurs la semaine dernière. Il s’agissait d’une hausse de 34,5 % par rapport à l’élection de 2008.

Partir ou rester?

Plusieurs chefs de parti pourraient connaître de sombres lendemains d’élections. Stephen Harper s’est lancé en campagne électorale avec l’objectif de faire élire un gouvernement conservateur majoritaire. Les plus récents sondages semblent indiquer que cette cible ne sera pas atteinte. M. Harper est resté flou sur ses intentions en cas d’élection d’un autre gouvernement minoritaire. Il s’est contenté d’affirmer qu’il accepterait le résultat.

De son côté, Michael Ignatieff a indiqué vouloir demeurer chef du Parti libéral, mê­me si un sondage publié samedi dans La Presse  plaçait son parti en troisième place, avec 19 % des intentions de vote. Le chef bloquiste Gilles Duceppe pourrait aussi devoir entreprendre une réflexion sur son avenir, alors que son parti semble en difficulté, se faisant même de­vancer par le NPD (45 % contre 26 %) selon le sondage de La Presse. M. Duceppe n’a pas voulu parler de ses plans, mais en 2007, il avait affirmé au Devoir qu’il quitterait la tête du Bloc s’il ne parvenait pas à obtenir plus de 38 sièges.

Et Elizabeth May?
La chef du Parti vert, Elizabeth May, a passé la majeure partie de la campagne en Colombie-Britannique, où elle espère se faire élire dans la circonscription de Saanich-Gulf Islands. Il est difficile de prédire si Mme May obtiendra enfin un siège au Parlement. Selon un sondage d’Oracle Poll Research mené à la mi-avril, pour le compte du Parti vert, 45 % des électeurs de Saanich-Gulf Islands opteraient pour Mme May, contre 38 % pour le conservateur Gary Lunn. Un autre sondage, réalisé le 30 avril par Nanos, laisse plu­­tôt  voir une avance de M. Lunn (42 %) sur Mme May (32 %).

Luttes à surveiller
La lutte dans plusieurs circonscriptions québé­coises s’annonce très serrée. Voici un aperçu des
luttes chaudes, selon les projections du Devoir et de threehundredeight.com.


Élection de 2008

Au terme des élections de 2008, la répartition des sièges allait comme suit :
PCC : 143
PLC : 77
NPD : 37
BQ : 49
Autres : 2

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