Déçue du peu d’engagements pris par les partis politiques en matière de transport en commun, l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) lance un appel urgent à tous les chefs. Selon l’Association, le transport en commun doit être une priorité.
«Pour que les communautés urbaines soient capables de fonctionner, les villes canadiennes ont besoin du transport en commun», a déclaré Maureen Shuell, directrice des communications de l’ACTU.
Un sondage Harris-Décima confirme que 60% des Canadiens constatent avec inquiétude l’absence de promesse concernant l’infrastructure du transport collectif.
Michael Roschlau, PDG de l’ACTU, déclare que le gouvernement doit injecter 53,5 G$ pour la période 2010-2014, afin de combler les besoins pour le transport en commun. «Les besoins de renouvellement liés au maintien en bon état des réseaux de transport se chiffrent à 13 G$, tandis que les besoins d’expansion pour satisfaire à la demande prévue et à l’augmentation de l’achalandage sont estimés à 40,4 G$ pour les cinq prochaines années», affirme-t-il. Sans blâmer directement le gouvernement sortant, l’Association est convaincue que les élus peuvent et doivent faire plus pour le transport collectif.
En outre, afin de connaître la vision des différents groupes politiques sur le sujet, l’ACTU a envoyé un sondage aux différents partis. L’Association a déjà reçu des réponses à ce jour, mais se donne jusqu’à la semaine prochaine pour en dévoiler les résultats. Il a été impossible de savoir qui a déjà répondu au questionnaire de l’Association. «Nous voulons donner une chance égale à tout le monde de répondre», a soutenu Mme Shuell.