Les médecins manquent de temps pour répondre adéquatement aux besoins de leurs patients. C’est ce qui ressort du Sondage national des médecins, rendu public lundi. Il a été réalisé auprès d’environ 18 000 médecins et étudiants en médecine canadiens.
La complexité des cas des patients (72%), la prise en charge de patient ayant des problèmes chroniques (63%), le travail administratif (61%) et la population vieillissante (59%) sont au nombre des raisons qui ont été soulevées par les médecins. «Les exigences de plus en plus lourdes imposées à [l’horaire] des médecins créent des problème d’accès sur lesquels il faut se pencher», a fait savoir le président du Collège des médecins de famille du Canada, le Dr Robert Boulay.
Les Canadiens doivent patienter plus longtemps qu’en 2007 avant de voir leur médecin pour un problème urgent. Près de 61% d’entre eux rencontrent leur médecin de famille après moins de 24 heures d’attente. Cette proportion s’élevait à 65% il y a quatre ans.
Le médecins canadiens travaillent en moyenne 51,4 heures par semaine sans prendre en compte les périodes de garde, ce qui est très loin de la semaine de quarante heures de la plupart des travailleurs, fait remarquer le sondage. Ils passent de moins en moins de temps avec leurs patients (32,7 heures/semaine en 2010 contre 33,3 heures/semaine en 2007) et ils consacrent de plus en plus de temps à des soins indirects (6,1 heures/semaine en 2010 contre 5,9 heures/semaine en 2007) comme des tâches administratives, des appels téléphoniques et des rencontres avec des membres de la famille des patients.
Près du tiers des médecins ont dit qu’ils prévoyaient réduire leurs heures de travail clinique d’ici deux ans.