La grève étudiante s'intensifie
Plus de 13 000 étudiants en provenance de 15 associations membres de la coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), rejoignent, lundi, le mouvement de protestation contre l’augmentation des frais de scolarité.
Des étudiants de l’Université de Montréal et de l’UQAM se mettent en grève illimitée, rejoignant les 18 000 étudiants déjà impliqués dans le mouvement. Le cégep du Vieux-Montréal, dont 37 élèves ont été arrêtés la semaine dernière pour méfaits publics, ne sera plus le seul cégep paralysé puisque ceux de Saint-Laurent et de Marie-Victorin ainsi que le collège de Valleyfield rentrent aussi en grève.
Une manifestation est prévue à 16 h à partir du carré Berri, pour soutenir l’entrée en grève de ces cégeps et l’accroissement du mouvement de protestation, qui a triplé en une semaine. Près de 31 000 étudiants sont désormais en grève illimitée pour protester contre la décision de Québec d’augmenter les frais de scolarité de 325$ par année jusqu’en 2017.
Par ailleurs, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a rassemblé ses troupes dimanche lors d’un camp de formation pour se préparer à rejoindre leurs collègues grévistes.
Des ateliers ont réuni les représentants des étudiants, au Collège Montmorency, à Laval, pour leur apprendre les ficelles du syndicalisme et des mouvements de protestation.
Pour l’organisation étudiante, ce type de formation devrait permettre d’éviter des débordements. «Nous ne voulons pas que des évènements semblables à celui du Cégep du Vieux-Montréal aient encore lieu, affirme Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. La mobilisation doit se faire de manière démocratique et pacifique.»
Une lettre du ministère provoque la colère de la FECQ
Le ministère de l’Éducation a adressé, jeudi, une lettre aux administrations collégiales, dans laquelle il invite le personnel à «continuer d’offrir la formation malgré le mandat de grève».
Pour la FECQ, cela équivaut à une incitation à franchir les piquets de grève. «La ministre veut utiliser les employés des cégeps pour briser le mouvement de grève étudiant. C’est une décision irresponsable, voire dangereuse qui ne fait que susciter la confrontation», déplore Léo Bureau-Blouin.