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Les cégeps craignent de perdre leur mission de francisation

La Fédération des cégeps s’inquiète quant au possible transfert de ses compétences en matière de francisation.

Les représentants des cégeps appréhendent la prochaine instauration d’un guichet unifié pour l’alphabétisation et la francisation des nouveaux arrivants. Ce guichet permettrait de regrouper les offres d’apprentissage du français qui sont présentement divisées entre les cégeps et les commissions scolaires. Cette mission pourrait alors revenir aux commissions scolaires et les cégeps se verraient retirer de cette fonction.

«Nous voulons que les deux tiers des immigrants orientés par le ministère de l’Immigration et des communautés culturelles restent chez nous», a affirmé mardi Jean Beauchesne.

Depuis la fermeture des Centres d’orientation et de formation des immigrants (COFI), en 1999, les cégeps offrent ces services d’enseignement du français. Depuis cette date, 54 000 personnes immigrantes sont passées par les bancs des cégeps.

Pour prouver la pertinence de ses actions et son utilité, la Fédération des cégeps a présenté hier un sondage qu’elle a commandé à la firme Léger Marketing.

Selon cette étude, près de 90 % des migrants sont satisfaits des cours de francisation qu’ils reçoivent dans les cégeps. Ces arrivants apprécieraient particulièrement le fait que les enseignements soient donnés dans des établissements d’enseignement supérieur (83 %), ce qui leur permet d’évoluer avec des jeunes adultes et non des adolescents.

«Ce sondage est un indice  important de la pertinence de notre offre, a commenté Jean Beauchesne, président de la Fédération des cégeps. Il faut désormais que le gouvernement reconnaisse de façon claire la place des cégeps dans l’intégration des personnes immigrantes.»

Hausse des frais de scolarité
Ne pas infantiliser les étudiants

Le président de la Fédération des cégeps trouve que les étudiants sont trop infantilisés dans les débats sur la hausse des droits de scolarité.

«Les jeunes savent très bien dans quoi ils s’embarquent, a affirmé Jean Beauchesne. Ils savent les marges de manœuvre et de réaménagement du calendrier, ils savent où peut être l’extrême limite.»

La Fédération des cégeps dénonce toutefois le vandalisme qui a parfois lieu. «On n’acceptera jamais que des locaux soient vandalisés, a-t-il ajouté. Nous saluons les votes démocratiques, mais jamais nous ne saluerons ce type d’action qui, heureusement, demeure assez rare».

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