Québec solidaire réclame un «investissement minimal» de 1G$ par année, pendant dix ans, dédié au transport en commun.
Le parti politique provincial a fait part, lundi, ses «grandes attentes» envers la Stratégie nationale de mobilité durable, que doit dévoiler, plus tard dans la journée, le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault. Cette demande de réinvestissement de près de 10G$ rejoint celle formulée au printemps dernier par l’alliance Transit.
Le co-porte-parole de Québec solidaire, Andres Fontecilla, a indiqué qu’une enveloppe budgétaire de 1G$ par année permettrait de résorber le sous-financement des sociétés de transport, de maintenir les infrastructures existantes et d’en développer de nouvelles.
Selon la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, le gouvernement pourrait trouver les 10G$ réclamés en augmentant les taux de redevances des compagnies minières, en taxant davantage les profits des institutions financières et en imposant les gains en capital et en dividende.
«Il y a mille et une façons d’aller chercher cet argent, a dit Mme David. Le problème, c’est que le gouvernement libéral autrefois, et maintenant le gouvernement péquiste refusent de faire cela. Il ont tellement peur de l’angoisse fiscale des riches.»
La candidate solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, a pour sa part souligné que le sous-financement du transport en commun avait fait en sorte d’augmenter les tarifs dans les autobus et le métro. «Les plus pauvres de notre société sont trop pauvres pour se payer une passe mensuelle», a-t-elle déploré.
