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La Coalition opposée au projet de loi 3 s’élargit

Six associations de retraités ont annoncé lundi qu’elles rejoignaient la Coalition syndicale pour la libre négociation, qui s’oppose au projet de loi 3 du gouvernement libéral, qui concerne les régimes de retraite des employés municipaux.

«On représente plusieurs dizaines de milliers de retraités, et ce n’est pas vrai que nous sommes des gras durs, qui vivent aux crochets de la population. Nos rentes ont été puisées à même nos salaires», a déclaré le sociologue Jean Carette, fondateur du Réseau Espaces 50+.

Selon une étude réalisée auprès de 6000 retraités syndiqués concernés par le projet de loi 3, leur rente moyenne se situait autour de 29 000$ par année et l’âge moyen de la retraite se situait à 59 ans.

Le projet de loi du gouvernement Couillard prévoit notamment la fin de l’indexation des régimes de retraite municipaux et le partage des déficits des régimes de retraite à hauteur de 50-50 entre l’employeur et les employés. «L’employeur aura 15 ans pour payer sa part, alors que les employés paieront 50% du déficit au 31 décembre 2013 par des ponctions immédiates», a dénoncé M. Carette.

Il souligne que bon nombre de déficits sont attribuables aux municipalités et aux sociétés de transport qui ont pris des congés de taxes lors des périodes de prospérité. «Ce n’est pas normal qu’on veuille nous faire payer la note pour une gestion municipale défectueuse», selon lui.

En marge du congrès des jeunes libéraux, le premier ministre Philippe Couillard a rappelé dimanche l’importance de partager les déficits passés à parts égales. Il a répété que l’objectif principal de la négociation consistera à trouver des solutions pour assurer la pérennité des régimes de retraite, dont les déficits cumulés ont été multipliés par 9 entre 2007 et 2012 pour atteindre 40,6G$.

Si aucune entente n’est trouvée, le gouvernement a promis qu’il imposerait son projet de loi par bâillon. «En agissant ainsi, le premier ministre s’attaque à l’ensemble des classes. Il sous-entend qu’on ne veut pas négocier, c’est faux. Mais dimanche, il a confirmé qu’une entente avait été trouvée [avec les municipalités], ce qui veut dire que la commission parlementaire qui s’en vient est bidon», a déclaré Marc Ranger, président de la Coalition syndicale pour la libre négociation.

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