Il est temps d’élaborer des solutions pour assurer la pérennité du système public de santé en dehors du débat de structures engendré par le projet de loi 10, estiment les organismes organisateurs du Deuxième rendez-vous national sur l’avenir de ce système.
«La pertinence des soins, le mode de rémunération des médecins, le coût des médicaments, l’amélioration des services de première ligne sont des aspects très importants du système, auquels le projet de loi 10 ne touche pas», a estimé Diane Lavallée, directrice générale de l’Association québécoise d’établissements de santé et de services sociaux (AQESSS), en conférence de presse mardi matin. C’est de ces éléments que vont discuter, le 9 décembre à Québec, au moins 250 représentants des syndicats, usagers, médecins, ordres professionnels et organismes communautaires du réseau de la santé.
«Dans le contexte difficile des finances publiques, il faut être plus performant pour contenir les coûts tout en continuant à assumer des bons services à la population du Québec», a exposé Mme Lavallée.
Un premier rendez-vous national ayant réuni plus de 400 personnes en juin dernier avait mené à l’identification de défis prioritaires pour le réseau. La réforme des structures administratives ne faisait pas partie de ces défis.
«Dans une démocratie, le débat démocratique implique la parole de toutes les catégories de citoyens. Le ministre ne doit pas être le seul à décider», a déclaré Michel Venne, directeur général de l’Institut du Nouveau Monde.
Les solutions issues de ce deuxième événement seront transmises au ministère de la Santé, dont aucun représentant n’a pour l’instant confirmé sa présence. Le cabinet du ministre de la Santé Gaétan Barrette a indiqué que ce dernier avait d’autres engagements cette journée-là.
