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Voilà l'été

Fait chaud, les terrasses sont pleines, la bière coule à flots, maudit que le monde est beau! Les chaises de jardin sont sorties, la grille du barbecue a été soigneusement grattée et on a même eu envie de crier «bye-bye boss» une couple de fois. Plus de doute, l’été est là! Je gage même que vous avez déjà été honoré par votre premier «finger» de cycliste.

Ah, les cyclistes… On les aime donc les cyclistes de cette race-là! On ne pointe évidemment pas ceux qui daignent partager le chemin avec les bipèdes et autres humains motorisés. Non, je pense plutôt aux éternelles victimes de la pédale. Ces kamikazes qui, comme ça arrive souvent, roulent à l’envers dans une rue à sens unique. Ou encore ceux qui ne s’arrêteront jamais au STOP et qui ne laisseraient jamais la priorité aux conducteurs de voitures, même si ceux-ci sont arrivés en premier à une intersection. Dans une société de droit, sachez que les droits des cyclistes les plus heavy passent toujours en premier. C’est ainsi!

S’il fallait que la police donne systématiquement les contraventions que ces fous furieux du guidon méritent pleinement, j’ose à peine imaginer le tollé que ça soulèverait. Faites l’exercice inverse et imaginez un automobiliste qui commettrait la moitié de ces infractions. On exigerait, moi le premier, qu’on lui retire le droit de conduire pour un méchant bout de temps. 

Mais ça n’arrivera pas. Cet été, on va encore endurer ceux qui seront encore les plus délinquants à utiliser la voie publique. J’attends déjà leurs courriels. À chaque fois qu’on en parle, nos émotifs en cuissard ont le doigt prime sur le clavier. Vous allez voir, ils tapent vite avec seulement un doigt en plus de ça. Celui du milieu, bien entendu…

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Vous savez tous que l’éditeur Michel Brûlé vient de publier un essai (ou, sans jeu de mots, un brûlot) dans lequel il pourfend la langue anglaise. Le titre : Anglaid. Avec un d comme dans laid. Son argument de base : en anglais, le «je» devient «I» et s’écrit obligatoirement en majuscule. Selon Brûlé, ça en dit long sur le caractère impérialiste et méprisant de ceux qui s’expriment dans cette langue. On se contentera d’ajouter qu’en français, les mots Ridicule et Grotesque prennent parfois aussi une majuscule…

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