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Laliberté providence

«Il vaut mieux être pauvre et malade plutôt que riche et québécois»
(adaptation libre d’une maxime bien connue)

Je n’aurais jamais cru écrire ça un jour, mais là, je lâche le morceau : pauvre Guy Laliberté! Pas de farce, le gars fait quasiment pitié. Plus moyen d’affronter un quelconque pépin, du moment qu’on manque d’argent, c’est maintenant une coutume établie que de lui envoyer des mises en demeure.

Ça me fait penser au mononcle riche qui ne peut plus avoir un maudit party de Noël tranquille parce qu’il y en aura toujours un qui va le prendre à part pour lui demander une couple de piasses. Pourquoi se gêner? «Il est riche, que je le voie nous dire non, lui…»

Si ça peut vous rassurer, même nos gouvernants pensent de même. Vers qui se sont-ils tournés pour justifier la construction d’un casino encore plus gros et encore plus glouton pour engranger encore plus de «taxes volontaires»? Même chose pour la Mission-sauvetage du Grand Prix de Formule Fou à Ecclestone. Sans le concours de Laliberté, c’était clair, les trois paliers de gouvernement allaient se mettre au neutre.

Là, c’est pour acheter les Canadiens qu’on demande à nouveau au gars du Cirque de vérifier s’il a les moyens de se payer une nouvelle bebelle. Une bebelle qu’il serait tenu de partager avec les petits copains du reste de la ruelle, bien évidemment. Simple comme 1 et 1 font 3…

Auparavant, c’est à la Providence qu’il fallait tout demander. Ensuite, quand on a bien vu que le truc ne fonctionnait pas à tous les coups, on s’est mis à tout attendre de l’État. On a appelé ça l’État-Providence. Maintenant que l’on sait que l’État à bout de ressources n’est plus en mesure d’en remettre, c’est à Laliberté-providence que l’on destine toutes nos prières.  

Les messies passent mais ça a l’air que les croyances restent. Laliberté, prends pitié….

???

On raconte que ça va mal à Broadway, principal modèle et inspiration (justification?) de notre Quartier des spectacles en devenir. Je m’en vais regarder ça pendant une couple de jours et vous raconterai ça la semaine prochaine. Et le printemps, c’est moi qui l’aurai une couple de jours avant vous autres…

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