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Connecter les Québécois au Saint-Laurent

David Suzuki a lancé à jeudi l’opération Le Saint-Laurent: notre fleuve vivant. Le but est de réaffirmer le lien entre les Québécois et leur fleuve.

«Afin de se réapproprier et de partager le Saint-Laurent, il faut apprendre à le connaître et à comprendre l’impact que nous avons sur cet écosystème fragile et unique», a assuré Karel Meyrand, président de la Fondation David Suzuki-Québec.

Le spécialiste environnemental se désole de constater que, depuis les années 1970, Montréal a tourné le dos au fleuve. La qualité de son eau, détériorée par le développement industriel et l’absence de système d’épuration des eaux usées, a eu raison du lien fort qui avait pourtant assuré la prospérité de la métropole. «On traverse les ponts sans voir ce qu’il y a en dessous, c’est-à-dire le fleuve», a déclaré M. Mayrand. Les Montréalais oublient qu’ils vivent sur une île.»

Aujourd’hui, la Fondation se donne le mandat de reconnecter les Québécois à leur fleuve en leur apprenant à le préserver. David Suzuki est venu en personne rappeler que la protection de l’eau était l’un des défis majeurs de la province. «Toutefois, ce n’est pas qu’un problème strictement québécois, mais bien plus large», a-t-il précisé.

En plus des habituels ateliers de sensibilisation, la Fondation lance une application pour iPhone afin de conscientiser le maximum de personne à son opération. Elle y présente trois «gestes bleus» pour protéger l’écosystème aquatique : faire l’effort d’apprendre à mieux connaître le fleuve, s’impliquer dans la préservation du golfe du Saint-Laurent face à la pression pétrolière et, enfin, faire le ménage dans ses placards pour retirer tous les produits pouvant polluer l’eau.

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