Faut-il craindre le budget fédéral?
Les coupes anticipées dans le prochain budget fédéral, qui sera présenté le 29 mars, n’auront pas les effets catastrophiques décriés, selon un chercheur de l’IEDM.
«Les craintes exprimées par les syndicats qui redoutent que le prochain budget fédéral ait comme conséquence de détruire les services publics au Canada sont grandement exagérées», affirme Filip Palda, chercheur associé à l’Institut économique de Montréal (IEDM). Ce dernier est l’auteur de la publication de l’IEDM, Les compressions budgétaires du gouvernement fédéral, publié mardi.
L’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) avait manifesté le 1er mars dernier à l’échelle du pays pour dénoncer les compressions budgétaires.
Le gouvernement fédéral prévoit effectivement une réduction des dépenses de l’ordre de 5 à 10% dans son prochain budget afin de réduire un déficit anticipé de 32,3 G$ (2011-2012). Selon M. Palda, ces dépenses ne représentent que le tiers du budget. Il ajoute que les prestations aux particuliers ou les transferts aux provinces et aux municipalités, continueront d’augmenter.
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay a d’ailleurs demandé mardi à Ottawa de protéger et d’intensifier le financement de Montréal. M. Tremblay souhaite que le gouvernement fédéral s’engage à participer au financement de la navette ferroviaire entre le centre-ville de Montréal et l’aéroport, notamment.