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Stephen Harper veut renforcer la lutte antidrogue

Conservative Leader Stephen Harper is seen during a photo opportunity during a campaign stop in Markham, Ontario, on Tuesday, August 10, 2015. THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick Photo: Sean Kilpatrick / The Canadian Press

MARKHAM, Ont. — Stephen Harper veut renforcer la lutte contre la toxicomanie et continue d’accuser ses adversaires de soutenir des politiques “qui rendraient les drogues encore plus accessibles”.

La lutte antidrogue des conservateurs inclut le combat contre la décriminalisation de la marijuana, que soutient le chef libéral Justin Trudeau. Le chef conservateur a soutenu mardi, lors d’un point de presse à Markham, en Ontario, que “la plupart des Canadiens ne veulent pas une légalisation complète de la marijuana”.

Il a affirmé que changer les lois existantes touchant la marijuana inverserait ce qu’il qualifie de baisse dans la consommation de cette drogue au Canada. Dans les juridictions où la marijuana est légale, dont certains États américains et régions européennes, cette drogue devient “plus facilement accessible pour les enfants, plus de gens deviennent dépendants” et les effets sur la santé déclinent, a soutenu M. Harper.

“Nous croyons tout simplement qu’il s’agit de la mauvaise direction pour la société et je ne crois pas que c’est la manière dont la plupart des Canadiens veulent régler ce problème en particulier”, a-t-il ajouté. Il a établi un lien entre la lutte contre la décriminalisation du cannabis et la lutte contre le tabagisme, plaidant que celle-ci avait permis d’obtenir d’“excellents résultats” au fil des années.

M. Harper s’est engagé à poursuivre son combat en augmentant de 20% le financement des équipes de lutte de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contre les laboratoires clandestins de production de drogues illégales comme la marijuana et la méthamphétamine.

À l’heure actuelle, ce financement atteint 22M$ par an. Il souhaite également que la Commission de la santé mentale du Canada axe dorénavant davantage ses activités sur les liens entre la toxicomanie et la santé mentale, orientation qu’il lui donnerait en renouvelant son mandat.

Les conservateurs ne prévoient toutefois aucune augmentation du budget de la commission en cas de réélection. Le parti entend toutefois injecter 500 000$ par année durant quatre ans dans un service d’assistance téléphonique national gratuit destiné aux parents qui veulent obtenir des conseils pour dissuader leurs enfants de se droguer ou pour détecter des signes de consommation.

M. Harper a accusé ses adversaires de vouloir adopter “une toute autre approche” que les conservateurs en matière de prévention et de lutte contre la toxicomanie, rappelant qu’ils sont en faveur de l’ouverture de sites d’injection supervisée.

“À mon avis, le fait de tenir les drogues dangereuses loin de nos enfants et de nos quartiers n’est pas sujet de débat. C’est simplement la bonne chose à faire”, a-t-il déclaré dans un communiqué. Plus tard mardi, Stephen Harper se rendra a Vancouver, ville hôte du premier site d’injection supervisée du pays, Insite.

S’il est réélu, le gouvernement conservateur ne subventionnerait aucun programme de ce genre, à moins qu’ils incluent un programme de traitement pour aider les gens à vaincre leur toxicomanie. Les élus conservateurs maintiendraient également les réglementations strictes adoptées en juin, qui établissent le processus de mise en place des sites d’injection supervisée partout au pays.

Les partisans de l’approche supervisée ont déjà fait valoir que ces règles sont si strictes qu’elles rendent dans les faits impossible l’ouverture de nouveaux sites.

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