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Malgré l’entente avec le gouvernement, la CSQ veut continuer à dénoncer l’austérité

Malgré l’entente de principe conclue entre le gouvernement et les syndicats du Front commun dont elle fait partie, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) entend continuer à mettre de la pression pour que Québec abandonne son programme d’austérité.

La présidente de la CSQ, Louise Chabot, a confirmé dimanche matin qu’elle recommanderait à ses membres d’entériner l’entente salariale conclue avec Québec à la fin décembre, mais a rappelé que cela ne veut pas dire qu’elle accepte les compressions gouvernementales.

«Demain matin, ce n’est pas parce qu’on retourne au travail et qu’on a une entente de principe que les compressions n’auront pas lieu, a-t-elle lancé en point de presse, en ajoutant que ses troupes seront mobilisées même si l’entente est signée. Même avant les négociations, nos troupes étaient mobilisées. Les premières manifestations que nous avons faites étaient en lien avec les compressions et l’austérité.»

Mme Chabot a de plus accusé le gouvernement de procéder à un «démantèlement» des services publics sous prétexte de rigueur budgétaire.

Le Front commun, qui représente quelque 400 000 travailleurs du secteur public, a annoncé à la fin décembre avoir accepté une offre gouvernementale de 10,25% sur les 5 prochaines années. Le groupe avait alors attribué ses gains au vaste mouvement de mobilisation et de grèves qui ont eu lieu un peu partout au Québec au cours de l’année 2015.

Détails à suivre.

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