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Des députés examineront la sécurité des militaires

Murray Brewster - La Presse Canadienne

OTTAWA – Un comité des Communes tiendra des audiences à huis clos sur la sécurité entourant les bases militaires, a appris La Presse Canadienne.

C’est le député conservateur James Bezan, porte-parole de son parti en matière de défense, qui a proposé cet examen à ses collègues du comité permanent de la défense nationale, qui ont accepté l’idée le 22 mars. Aucune date n’a encore été annoncée pour ces audiences, qui se tiendront à huis clos, pour des raisons de sécurité.

Au lendemain de l’attaque au couteau survenue le mois dernier dans un centre de recrutement des Forces armées canadiennes à Toronto, qui a fait deux blessés, le ministère de la Défense a dû admettre qu’il n’avait pas encore complété le réexamen de ses mesures de sécurité amorcé il y a 18 mois après les attentats d’Ottawa et de Saint-Jean-sur-Richelieu.

L’adjudant Patrice Vincent et le caporal Nathan Cirillo avaient été tués en octobre 2014 par de jeunes Canadiens aux visées djihadistes.

Le député Bezan estime que ces événements tragiques ont clairement démontré la nécessité de mieux protéger les militaires canadiens. Le député manitobain soutient que les visiteurs peuvent entrer en voiture sur certaines bases sans devoir franchir une barrière de sécurité, et l’incident de Toronto le mois dernier démontre selon lui qu’il faut aussi rehausser la sécurité aux centres de recrutement, qui sont librement accessibles au grand public.

Ayanle Hassan Ali, âgé de 27 ans, est accusé de neuf chefs, dont trois de tentative de meurtre, relativement à cet incident au cours duquel deux soldats ont été attaqués par un homme armé d’un couteau.

Selon M. Bezan, les députés veulent entendre des officiers supérieurs de l’armée — voire le chef d’état-major lui-même — concernant les mesures qui ont été prises et celles qui pourraient l’être, ainsi que les ressources nécessaires à ces réformes.

Au lendemain de l’agression au couteau à Toronto, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait précisé que les centres de recrutement doivent trouver un juste équilibre entre l’accessibilité publique et la sécurité des militaires. Il se disait persuadé que le ministère de la Défense nationale allait trouver des solutions appropriées.

Une porte-parole de l’armée, la capitaine de corvette Nathalie Garcia, a soutenu que la Défense nationale avait déjà mis en place une série de mesures pour rehausser la sécurité, et que ce processus de révision se poursuit toujours, de toute façon.

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