Art de vivre
17:57 9 juillet 2012 | mise à jour le: 9 juillet 2012 à 17:57 temps de lecture: 3 minutes

À chacun son fétiche!

À chacun son fétiche!
Photo: Métro

Le mot fétichisme vient du portugais feitiço, qui signifie sortilège et qui fait référence à la magie, au charme et à l’enchantement.

Ce comportement se définit comme la capacité à parvenir à une excitation sexuelle par le contact visuel ou physique avec un objet, une matière, une situation, une partie du corps, voire un élément généralement dénué de signification érotique. Un fétiche se forme donc lorsque l’élément est associé à la satisfaction sexuelle. Longtemps considéré com­­me une perversion, le fétichisme n’est généralement plus perçu comme une déviance, mais plutôt, pour la plupart des gens, comme une façon de vivre sa sexualité autrement. Que peut-on considérer comme un fétiche? Tout! Voici cependant quelques exemples assez courants.

Les matières

Le cuir, le latex, le vinyle, la dentelle, la soie ou le caoutchouc.

Les parties du corps
Les pieds, les jambes, les fesses, les seins, les muscles, etc.

Les vêtements
Les uniformes ou la lingerie (corsets, porte-jarretelles, collants).

Les scénarios et les attitudes
Les différents jeux de rôle et pratiques BDSM (acronyme dérivé de bondage, discipline, domination, soumission et sadomasochisme).

Les objets ou les accessoires
Les menottes, les chaussures à talons hauts, les lunettes, etc.

Les particularités physiques
La teinte des cheveux, la pilosité, les rondeurs, les tatouages ou les piercings.

Ce type de comportement n’est problématique que lorsque le fétiche devient nécessaire à l’excitation sexuelle (lorsque ce n’est plus le partenaire, mais bien le fétiche qui est investi sexuellement), que son absence provoque une détresse et une angoisse considérables ou qu’il compromet la sécurité des partenaires. Une personne qui ne peut avoir de relations sexuelles sans la présence de son fétiche, ou qui vit une sexualité qui diffère de son expression «normale», se nomme paraphile.

Le fétichisme peut être cultivé afin d’attiser le désir et devenir véritable pourvoyeur de plaisir. Seul ou accompagné, il permet de connecter avec son côté ludique et créatif tout en permettant de mieux connaître ses préférences sexuelles. L’important reste d’en discuter ensemble afin d’établir un certain terrain d’entente et d’imposer ses limites personnelles.

D’ailleurs, saviez-vous que Montréal est une des destinations fétiches les plus convoitées en Amérique du Nord? Pour les nombreux adeptes, le Week-end Fétiche de Montréal, une célébration qui a lieu tous les ans au mois de septembre, ainsi que les soirées mensuelles fétiches Club Sin, qui se déroulent au Cabaret Cleo, sont à ne pas manquer.

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