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Les relations néfastes pourraient être liées à une perte osseuse chez les femmes post-ménopausées

Les relations néfastes pourraient être liées à une perte osseuse chez les femmes post-ménopausées
Photo: Getty Images

De nouvelles recherches américaines ont montré que le stress psychosocial, qui sont les réactions émotionnelles et physiologiques ressenties face à un situation stressante, semblent être associé à une densité minérale osseuse (DMO) moindre chez les femmes post-ménopausées.

Cette étude, conjointement menée par des chercheurs des universités de l’Arizona, de Californie San Diego Los Angeles et Umm Al-Qura en Arabie Saoudite, a pris en compte des données émanant de 11 020 Américaines post-ménopausées, âgées de 50 à 79 ans.

En début d’étude, les chercheurs ont eu accès aux données concernant la densité osseuse des participantes, et leur ont demandé de répondre à des questionnaires sur leur stress psychosocial en lien avec les tensions sociales (un questionnaire qui mesure les interactions sociales négatives), le soutien social (qui mesure les relations positives), et le fonctionnement social (qui mesure les limites de l’activité sociale).

Ces trois mesures de stress psychosocial ainsi que la densité osseuse des femmes ont été mesurés à nouveau à l’occasion d’une visite de suivi, six ans plus tard.

Leurs résultats, repris en ligne par le Journal of Epidemiology & Community Health, ont montré qu’après avoir pris en compte les facteurs pouvant influencer les résultats (âge, poids, tabac, alcool, thérapie hormonale, âge de la ménopause et activité physique), un niveau élevé de stress social était associé à une moindre densité osseuse au cours des six années de l’étude.

Les scientifiques ont aussi trouvé qu’un niveau plus élevé de tensions sociales était associé à une plus grande perte de densité osseuse au niveau de la hanche, du bas du dos et du col du fémur, laissant penser que des relations sociales de mauvaise qualité pourraient être associées à une densité osseuse abaissée.

Les auteurs notent que le stress psychosocial pourrait altérer la densité osseuse du fait des changements hormonaux (notamment le cortisol, les hormones de la thyroïde, les hormones de croissance et les glucocorticoïdes). En réduisant ce type de stress et la pression en lien avec les relations néfastes on pourrait aussi limiter la perte de densité osseuse et réduire le nombre de fractures.

Des recherches précédentes avaient déjà montré que le stress psychosocial pouvait être associé aux fractures, cependant peu d’études ont enquêté sur les liens entre stress psychosocial et réduction de densité osseuse.

A propos de ces résultats, les auteurs ont noté que: «Nous avons identifié des facteurs de stress psychosociaux spécifiques concernant l’environnement social qui étaient associés à la perte osseuse.»

«Nous avons trouvé que la perte osseuse figure parmi les réponses les plus fortes au stress physiologique en lien avec la qualité des relations sociales plus que leur quantité,» et d’ajouter que «les résultats encouragent des interventions sociales de la communauté pour réduire le stress chez les femmes post-ménopausées pour potentiellement limiter la perte osseuse».