Art de vivre
18:51 4 mars 2013 | mise à jour le: 1 septembre 2014 à 20:10 temps de lecture: 3 minutes

La vestibulodynie, un mal courant

La vestibulodynie, un mal courant
Photo: Getty Images

Une femme sur cinq souffre de douleurs durant les relations sexuelles. Bien que les causes de douleurs gynécologiques puissent être très variées, la vestibulodynie vulvaire reste l’une des affections les plus fréquentes chez les femmes de moins de 40 ans.

Le vestibule est une membrane entre les petites lèvres qui entoure l’entrée du vagin. Riche en vaisseaux sanguins et en terminaisons nerveuses, cette région est donc très sensible. La vestibulodynie se caractérise par des douleurs occasionnées au toucher du vestibule. Ces douleurs s’apparentent souvent à une sensation de brûlure, voire de déchirure au moment où il y a une pression (pénétration vaginale, insertion d’un tampon, examen gynécologique, promenade en vélo, etc.) sur la vulve et l’entrée du vagin. Cet inconfort peut être ressenti dès les premières relations sexuelles ou survenir suite de circonstances précises, comme un accouchement ou la ménopause.

Malgré les recherches, les causes exactes de la vestibulodynie restent encore méconnues. Cependant, certains facteurs de risque, dont un traumatisme du plancher pelvien, une prédisposition génétique, l’usage de contraceptifs oraux, une irritation des nerfs de la peau, des difficultés conjugales ou un état dépressif ou anxieux, peuvent être associés au développement et à la persistance de cette affection.

Les conséquences d’une vestibulodynie vulvaire sont nombreuses. Mis à part la douleur pouvant constituer une entrave au plaisir en influençant significativement la réponse sexuelle (désir/excitation/capacité à atteindre l’orgasme), la vestibulodynie peut également avoir d’importantes répercussions sur le plan psychologique et conjugal. En effet, source de détresse et d’anxiété, ce problème peut devenir un facteur significatif de mésentente et de tensions entre les partenaires.

Solutions: plusieurs traitements

  • La physiothérapie. Différentes techniques de prise de conscience du corps et d’exercices de rééducation périnéale et pelvienne peuvent permettre de diminuer ou de contrôler les douleurs.
  • La sexothérapie. Elle permet d’approfondir la difficulté sexuelle et d’acquérir les outils nécessaires pour en arriver à vivre une sexualité relationnelle plus harmonieuse.
  • La vestibuloplastie. Cette intervention chirurgicale, qui consiste à enlever une portion du vestibule, peut être pratiquée en dernier recours.

Dans l’optique de mieux comprendre ce qui occasionne les douleurs gynécologiques et de pouvoir entreprendre le traitement qui est le plus approprié, il est important de consulter un médecin. Une fois le diagnostic établi, il peut être bénéfique pour le couple de consulter un sexologue afin d’apprendre à mieux faire face aux effets de la vestibulodynie sur le plan individuel, conjugal et sexuel.

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