Art de vivre
17:26 2 avril 2014 | mise à jour le: 3 avril 2014 à 14:13

Lifting majeur au marché Jean-Talon

Lifting majeur au marché Jean-Talon
Photo: BING

La Corporation des Marchés Publics de Montréal (MPM) présentera sous peu un important plan de revitalisation pour le marché Jean-Talon. Au menu: aménagement de terrasses et nouvel édifice de 10 000pi2.

Évalué à près de 4M$, ce lifting majeur devrait débuter cet automne et représentera l’aboutissement de plus d’un an de réflexion et de planification avec l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, la Société de développement commercial de la Petite Italie et la SAQ du marché.

Cette dernière a été la bougie d’allumage de cet ambitieux projet, étant à la recherche d’un nouveau local depuis plusieurs mois pour augmenter sa surface de vente. Après avoir analysé diverses options dans le quartier, la SAQ a réussi à convaincre le marché Jean-Talon de bâtir un nouvel édifice dans le stationnement à l’ouest du site, juste à côté de Première Moisson. La nouvelle adresse de la société d’État occupera donc les deux tiers de ce nouveau pavillon, alors que le reste sera réservé à de nouveaux espaces commerciaux et à la gestion des matières résiduelles du marché.

On profitera également de ces travaux pour agrandir quelque peu le stationnement souterrain, qui peine actuellement à répondre à la demande, notamment le week-end.

L’autre volet à surveiller dans ce grand projet est le verdissement du site. Les commerçants et les visiteurs insistaient de plus en plus auprès de la Corporation des Marchés Publics pour obtenir l’aménagement d’espaces verts, notamment pour manger à l’extérieur. On prévoit donc la création d’une terrasse «verte», en plus d’une zone piétonne dans le secteur de l’avenue Casgrain.

Pour avoir discuté avec plusieurs commerçants, je peux dire que l’arrivée de ce chantier est généralement accueillie avec enthousiasme. La compétition étant devenue particulièrement féroce ces dernières années, autant sur l’île de Montréal qu’en banlieue, plusieurs d’entre eux avouent devoir faire des pieds et des mains pour tenter d’attirer, voire conserver, leur clientèle.

On réalise qu’on a beau offrir des produits exclusifs ici et là, ce qui compte avant tout en 2014 pour attirer les foules dans un marché public [à Montréal comme ailleurs dans le monde], c’est l’expérience du visiteur. Que peut-on offrir au client, en plus de ce qui se trouve sur sa liste d’épicerie, pour justifier son déplacement jusqu’au marché plutôt qu’à son supermarché de quartier?

À Madrid, par exemple, on mise beaucoup sur les «happy hour» et la culture gourmande pour attirer une clientèle d’affaires en fin de journée. À Melbourne, on investit davantage dans la culture et les spectacles en soirée pour attirer les familles. Quelle approche devrait-on adopter à Montréal, selon vous?