Art de vivre
14:40 12 janvier 2016 | mise à jour le: 12 janvier 2016 à 14:40 temps de lecture: 4 minutes

Alzheimer: vivre avec la maladie de l’oubli

Le mois de janvier est celui de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Au Québec, 20 organismes régionaux sont regroupés sous la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer. Ces associations offrent de l’information et des services aux personnes malades et à leurs proches. Pour trouver votre association locale et connaître leurs services, cliquez ici.

Cette année, la fédération veut changer la perception du public envers les personnes atteintes de maladies cognitives. Selon les résultats d’une enquête de la firme Nanos, 47% des Canadiens croient qu’il n’est pas possible de bien vivre avec l’Alzheimer ou une maladie apparentée.

La Société Alzheimer «veut changer cette attitude négative». «La vie ne se termine pas avec l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les personnes atteintes d’une maladie cognitive peuvent continuer de participer à la vie sociale et de contribuer à leur collectivité, à leur propre façon.»

Bouton_pourL’évolution de la maladie au Québec

Selon les estimations du ministère de la Santé et des Services sociaux:

2009 : +100 000 personnes de 65 ans et plus étaient atteintes de la maladie

2015: 120 000 personnes de 65 ans et plus étaient atteintes de la maladie

2030: 200 000 personnes de 65 ans et plus seront atteintes de la maladie

Les femmes représentent 72% de tous les cas d’Alzheimer au Canada et 68 % au Québec.

Bouton_pourRepérer les signes de l’Alzheimer

La Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer propose une liste de 10 signes précurseurs à identifier. Si vous observez plusieurs de ces symptômes, il est important de consulter un médecin.

  1. Pertes de mémoire qui nuisent aux activités quotidiennes: «Une personne atteinte de la maladie oublie fréquemment des choses et ne s’en souvient pas plus tard, particulièrement des événements récents.»
  2. Difficultés à exécuter les tâches familières: «Une personne atteinte de la maladie peut avoir de la difficulté à exécuter des tâches qu’elle a accomplies toute sa vie, comme préparer un repas.»
  3. Problèmes de langage: «Une personne atteinte de la maladie peut oublier des mots faciles ou les substituer par des mots qui rendent ses phrases difficiles à comprendre.»
  4. Désorientation dans l’espace et dans le temps: «Une personne atteinte de la maladie peut se perdre dans sa propre rue, ne sachant plus comment elle s’est rendue là ni comment rentrer.»
  5. Jugement amoindri: «Une personne atteinte de la maladie pourrait, par exemple, ne pas reconnaître un problème de santé ou porter des vêtements chauds en pleine canicule.»
  6. Difficultés face aux notions abstraites: «Une personne atteinte de la maladie peut avoir de grandes difficultés à accomplir des tâches abstraites, comme ne pas comprendre les chiffres indiqués dans un carnet de chèques.»
  1. Objets égarés: «Une personne atteinte de la maladie peut ranger des objets dans des endroits inappropriés.»
  2. Changements d’humeur ou de comportement: «Une personne atteinte de la maladie peut changer d’humeur très rapidement sans raison apparente.»
  3. Changements dans la personnalité: «Une personne atteinte de la maladie peut devenir confuse, renfermée et méfiante ou adopter d’autres comportements inhabituels.»
  4. Perte d’intérêt: «Une personne atteinte de la maladie peut devenir très passive et avoir besoin de beaucoup d’encouragements pour prendre part aux activités.»

Bouton_pourPrévenir ou ralentir la maladie

Si l’on ne peut guérir la maladie d’Alzheimer, un diagnostic précoce permet de la traiter, d’améliorer la qualité de vie de la personne et de mieux planifier l’avenir.

Il est d’ailleurs possible d’éliminer certains facteurs de risque en adoptant un mode de vie sain. Près de la moitié des cas d’Alzheimer seraient liés à d’autres problèmes tels le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, le tabagisme, la dépression, l’inactivité cognitive ou le faible niveau d’instruction, et l’inactivité physique.

À partir de l’âge de 65 ans, les risques de développer la maladie doublent tous les cinq ans.

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